Le chou brave, pour les convaincus du cru… et tous les autres !

Ce nouveau venu parmi les magazines devrait combler les adeptes du cru, souvent un peu isolés, et permettre à tous les autres d’en découvrir les ressources. Voici donc une belle initiative qui atteste de l’engouement pour un autre type d’alimentation et donne matière à réfléchir et à tester. Si je ne suis pas crudivore et ne saurais recommander ce régime de manière aveugle, sans prise en compte du terrain individuel et de ses faiblesses (surtout pour le crudivore végétalien), je constate simplement que nous n’accordons que trop peu de place au cru et à tort. S’informer et expérimenter pour découvrir sa propre voie d’épanouissement reste la clé. Le Chou brave vous y invite.


Le chou brave est un trimestriel, diffusé pour l’instant uniquement par voie numérique.

Un espace pour informer et échanger

Le « Chou brave, magazine de l’alimentation vivante et de l’abondance », revendique l’ouverture et la diversité des points de vue, afin de refléter la diversité des cheminements. Peu importe le niveau d’engagement du lecteur en faveur du cru, le souci premier reste le témoignage et le partage, dans un monde où les questionnements par rapport à l’alimentation sont nombreux, et pas seulement par rapport à la consommation, mais aussi à la diffusion, à la production… Le Chou brave interroge donc notre lien à l’alimentation, sur un mode simple et enthousiaste. Son contenu se révèle au final assez varié avec certes des recettes, des présentations de végétaux, des éclairages santé (la détoxination, les jus…), mais aussi des témoignages, des entretiens, des reportages et des réflexions qui touchent parfois jusqu’au fonctionnement même de la société de consommation et à la façon dont chacun l’appréhende.

Une belle aventure humaine

Le chou brave, édité par Nensya, société d’édition basée à Nordheim (67), est un travail d’équipe avec, réuni autour des fondateurs, Carine Phung (co-créatrice et rédactrice en chef de Grandir autrement) et Christophe Fender (éditeur), plusieurs chroniqueurs et contributeurs ponctuels de France et d’ailleurs. « Il m’a semblé en effet important, confie Carine, de pouvoir échanger autour de l’alimentation vivante sous ce support, lequel m’était connu puisque j’avais contribué à lancer le magazine Grandir Autrement, 6 ans auparavant. Et, ainsi de pallier au manque de journaux en français sur ce sujet, qui intéresse de plus en plus de gens et sur lequel la France est encore à la traîne. Et c’est alors que j’ai contacté Christophe pour savoir s’il serait partant pour le réaliser avec moi, sachant qu’il est éditeur et possède des compétences en matière de mise en page, informatique… Christophe mange par ailleurs cru depuis deux ans, comme moi. J’ai aussi contacté quelques autres amis crudivores, pour les inviter à participer à leur manière : rédaction, prises de vue… Ils m’ont tous suivie. J’ai alors lancé l’idée du projet sur internet, sur mon blog, sur Facebook et sur mon réseau de personnes intéressées par l’alimentation vivante, et j’ai eu beaucoup de retours positifs, ainsi que des propositions de participation. Tout cela m’a beaucoup porté et motivé encore plus. » Le résultat est un pulpeux support (68 pages pour le n°2), vendu 4 € en téléchargement sur le site. Le n°1 est proposé en découverte pour 1 € seulement.

Zoom sur le numéro en cours

Le n°2 (novembre, décembre, janvier) comporte plusieurs témoignages de crudivores sur le mode pourquoi adopte-t-on l’alimentation vivante et quel impact cela a-t-il sur la vie. Les réponses sont souvent riches d’enseignement : « parce que c’est moi », « tout devient plus simple », « je me sens bien », « je ne prends plus de médicaments »… Au final, pour beaucoup, c’est la liberté d’être qui se dessine au travers des propos, ce qui invite tout naturellement à réfléchir sur ce que nous nous infligeons quotidiennement.  Le chou brave offre aussi l’occasion de découvrir des initiatives hors sentiers battus : le mouvement des déchétariens (ou freegans en anglais), qui n’est pas uniquement le propre d’individus isolés (SDF par exemple), mais peut-être parfaitement organisé comme le prouve par son initiative l’association Amar (Action pour la Multiplication d’une Agriculture de Récupération) sur Grenoble ; ou encore le travail de recherche sur l’énergie libre, mené par Fabrice André dans le sillage de Nikola Tesla et Tariel Kapanadze, avec la mise au point d’un Kapanadze en kit. Le numéro se ferme sur une réflexion sur l’abondance et la peur du manque… réflexion bienvenue en ce temps de fin d’année.
NB : Pour avoir un aperçu plus précis du contenu de ce numéro (et du premier d’ailleurs), osez télécharger le sommaire sur le site.

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Pour aller plus loin
Le chou brave
Éditions Nensya • 4 rue des Prunelles •  67520 Nordheim

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