Bienvenue sur le blog d’ana’chronique

ana’chronique, centre de ressources et d’expérimentation sur l’alimentation, la nutrition et l’écologie domestique

Pour visiter le site d’anachronique…


Insolite, convivial, festif… ana’chronique, maison d’hôtes et espace culturel, est un lieu à nul autre pareil, où se cultivent l’art de vivre et celui de se nourrir pour permettre un total ressourcement du corps et de l’esprit, hors du temps et des contraintes.o

Faites une pause ! Le temps d’un repas, d’une animation (atelier, stage), d’un séjour, à table comme en cuisine, goûtez au plaisir du partage et au bonheur d’apprendre…o

• Des dégustations pour éveiller sens et conscience.
• Une information plurielle pour exercer votre discernement.
• Des ateliers pour stimuler votre créativité et surtout comprendre les grandes Lois du vivant afin d’évoluer, en toute autonomie, vers une assiette pleinement ressourçante et régénérante.

Produits frais, nombre de places limité, réservation indispensable !

 

 

Et pour garder le contact, n’hésitez pas à vous inscrire à la newsletter mensuelle ! Attention, pensez à confirmer votre inscription grâce au message automatique que vous recevrez et surtout vérifiez bien vos spams, indésirables et filtres divers…

À très bientôt !

Élisabeth de la Fontaine et Gérard Lecoq


Aux origines du projet

Constat

Le paradoxe du mangeur contemporain
• une offre pléthorique
• l’augmentation de pathologies dites de civilisation
• des recommandations nutritionnelles contradictoires

Objectif

Permettre à chacun de se construire une culture nutritionnelle
• une information plurielle pour exercer son discernement
• le développement de sa créativité par l’observation, la réflexion et l’expérimentation
• la dégustation pour éveiller ses sens et s’ouvrir au monde

Positionnement

Une approche culturelle alliant plaisir et curiosité
• un voyage au gré des saisons et des paysages
• la compréhension des mécanismes d’édification des identités culinaires
• le repas comme espace de socialisation

Publié dans • À découvrir… | Laisser un commentaire

Les estivales, le programme spécial des ateliers-repas de juillet et août

En juillet et août, ana’chronique vous convie à célébrer l’été autour d’un produit ou d’une culture avec à chaque fois la possibilité de participer en soirée (le mardi, à 18H30) ou en matinée (le samedi à 10h).
Le principe est simple : une introduction au thème, suivie de la préparation du repas que nous dégustons ensemble. Le tout dans une ambiance conviviale et festive ! Et vous repartez avec un dossier de synthèse assorti de recettes.

Fruits rouges, les passions gourmandes

Consommés depuis l’aube de l’Humanité, les fruits et baies rouges, si communs en Livradois-Forez, incarnent pleinement l’énergie de l’été. Attrayants par leurs couleurs chaudes et intenses, désaltérants par leur richesse en eau et envoûtants par leurs arômes, ils évoquent le goût de l’enfance, de la maraude et de la cueillette sauvage et la légèreté d’une liberté retrouvée. Mais au-delà de leurs qualités symboliques et gustatives, ce sont aussi de fabuleux vecteurs de jouvence qui permettent de céder sans complexe à une gourmandise bienfaisante.
mardi 3 juillet
samedi 7 juillet

Garden party, l’art du manger dehors

À la faveur des beaux jours, envie et besoin nous poussent à quitter nos foyers  pour vivre davantage à l’extérieur, profiter d’une liberté de mouvement retrouvée  et faire le plein de soleil. Déjeuner sur l’herbe, pique-nique, partie de campagne, garden party… toutes ces expressions sont synonymes de détente, de plaisir et,  plus fondamentalement peut-être, de retour au paradis terrestre.
Car l’été se conjugue à l’abondance de légumes et de fruits qui évoque sans conteste la générosité de notre terre nourricière, qui, grâce aux voyages des hommes  et des plantes, nous offre aujourd’hui la possibilité de déguster le monde et de vivre ainsi un grand moment de communion.
mardi 10 juillet
samedi 14 juillet

Abricot, tout le charme de l’été

Symbole de l’été, ce fruit charnu venu de Chine réveille nos humeurs et nos appétits de sa couleur, sa douceur, sa sensualité… Si le croquer nature nous fait fondre de plaisir dès lors qu’il est à maturité, le cuisiner permet de réveiller les recettes salées et d’ensoleiller les desserts. Il fait merveille dans les salades, donne avec aisance la réplique aux poissons gras et aux fromages, se fond avec délicatesse  dans les tajines…  Frais, sa saison est courte, sachons en profiter !
mardi 17 juillet
samedi 21 juillet

À la mode crétoise, un certain art de vivre

Rendu populaire dès les années 60 en tant que régime sensé prévenir les maladies cardiovasculaires, il est souvent confondu avec la diète méditerranéenne, inscrite depuis 2010 au Patrimoine immatériel de l’Humanité par l’Unesco. Il est vrai qu’il existe une véritable culture alimentaire méditerranéenne, mais la spécificité de la Crète tient aussi au fait qu’il s’agit d’une île et qui dit île dit insularité et isolement plus grand. De fait, à l’instar de nombreux régimes qualifiés de longue vie (Okinawa…), le régime crétois renvoie surtout à un art de vivre, au sens plein du terme grec diététique.
mardi 24 juillet
samedi 28 juillet

Courgette, le fruit plein de ressources

La courgette appartient à la famille des cucurbitacées, qui va de la courge au concombre. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une petite courge, dont la particularité est d’être cueillie l’été, avant maturité.
Associée initialement à la cuisine méditerranéenne et à la traditionnelle ratatouille, la courgette a su conquérir les tables grâce à sa polyvalence culinaire et à son faible coût. Et tout jardinier le sait, la courgette produit abondamment à tel point que nous ne savons plus quoi en faire ! Voici donc de quoi varier les plaisirs !
mardi 7 août
samedi 11 août

Bienvenue au Maroc

Riche en arômes, parfums et couleurs, la cuisine du Maroc est un symbole  de générosité. Fruit de l’histoire, des conquêtes, des occupations et des voyages,  elle unit en un symbole d’hospitalité et de partage le faste des palais des mille et une nuits, l’ordinaire paysan et la sobriété des nomades. Incroyablement créative quant aux mélanges aromatiques proposés, elle nous livre également une belle leçon d’audace gustative.
mardi 14 août
samedi 18 août

Aubergine, subtile et élégante

Curieuse solanacée rapportée d’Asie par les Arabes, l’aubergine s’est glissée  avec aisance dans les cuisines du bassin méditerranéen donnant lieu à des recettes aux intitulés hautement chics, comme les divers caviars ou le délice du sultan.
Parvenue que récemment sur les tables françaises, elle nous déroute  encore quelque peu car à part la classique ratatouille, nous restons trop souvent dépourvus pour la magnifier.  Et si nous osions un tour du monde culinaire pour apprendre à la déguster,  comme d’habitude, de l’apéritif au dessert ?
mardi 21 août
samedi 25 août

 

Publié dans Agenda, • À découvrir… | Commentaires fermés

La Chermoula, idéale pour accompagner le printemps

Spécialité marocaine utilisée comme marinade ou sauce, la chermoula s’avère très polyvalente et surtout apte à soutenir l’organisme au printemps.
Composée dans sa version de base de citron, d’ail, de persil, de cumin et d’huile d’olive, elle se nuance au gré des régions et des foyers intégrant aisément de la coriandre fraîche ou davantage d’épices, notamment de paprika.

La chermoula en cuisine

La chermoula est vive, tonique, fruitée et chaleureuse, présentant un bon équilibre des saveurs et des couleurs. Elle est également très facile à vivre puisque rapide à exécuter, apte à être préparée à l’avance et susceptible d’accompagner tout ou presque.
• En tant que marinade ou farce
Idéale avec du poisson (les traditionnelles sardines à la chermoula par exemple), et aussi avec de la viande et notamment de la volaille. Il suffit alors de laisser mariner l’ensemble au moins 2 h, puis de cuire doucement les préparations au four ou à l’étouffée dans une cocotte en fonte, idéalement en terre.
• En sauce
La chermoula apporte sa finition aux légumes cuits à la vapeur à l’instar des emblématiques carottes à la chermoula ou encore du chou-fleur, évoquant un peu les zaalouks et se servant aussi bien chauds, tièdes que froids. Elle fera aussi merveille avec des légumineuses, lentilles, fèves ou pois chiches… et même des pommes de terre !

Traditionnellement, la chermoula se prépare au mortier, ce qui permet aux saveurs de pleinement se révéler. En version expresse, il est possible de mixer l’ensemble des ingrédients, mais le résultat manquera un peu de caractère, tout en restant satisfaisant.

La chermoula • pour 20 cl de sauce
6 gousses d’ail
le jus de 2 citrons
4 càc de cumin en poudre
4 càc de paprika
1 bouquet de persil plat et 2 bouquets de coriandre fraîche (ou 100 % de persil)
30 cl d’huile d’olive
sel
• Peler et hacher l’ail.
• Effeuiller et ciseler la coriandre et le persil.
• Presser les citrons et mesurer 8 cuillerées à soupe de jus.
• Mélanger l’ail, le jus de citron, l’huile d’olive, la coriandre et les épices. Ajouter ½ cuillerée à café de sel, mélanger.
• Verser dans un bocal et conserver au réfrigérateur jusqu’à au moins une dizaine de jours. Penser à le sortir un peu à l’avance pour éviter que l’huile ne soit figée.

Intérêt nutritionnel
La chermoula est une belle idée pour soutenir les fonctions d’élimination au printemps puisqu’elle agit sur l’ensemble de la sphère digestive, ainsi que sur la sphère rénale.
• une forte densité en anti-oxydants (PM, herbes et épices sont les mieux dotés)
• une capacité à réguler la flore par la présence d’ail et de cumin
• une capacité à optimiser la digestion
• une capacité à soutenir la fonction hépatique grâce au citron (saveur acide), à l’ail (présence de composés soufrés)
• une capacité à soutenir la fonction rénale grâce au persil

La chermoula de Sfac (Tunisie)
Si le nom est le même, le contenu est franchement différent puisque réalisé à base d’oignons et de raisins secs et servie avec du poisson salé. Elle ressemble davantage à un confit d’oignon. La tradition, dit-on, veut qu’elle soit dégustée au petit-déjeuner et notamment pour l’Aïd el-Fitr, premier jour après le Ramadan. Son goût doux et fruité contraste bien avec le salé du poisson.
Plus généralement, la chermoula tunisienne se sert avec du poisson grillé.
1 kg de raisins secs
2 kg d’oignons
40 cl d’huile d’olive
½ càs de piment fort en poudre
½ càs de boutons de roses séchés
½ càc de clou de girofle
1 càs de cannelle
1/2 verre de vinaigre
2 pincées de sel
• Chauffer l’huile et ajouter les oignons hachés. Laisser confire sur feu doux 1 h 30. 
• Mixer les raisins secs avec 1/2 l d’eau.
• Les ajouter aux oignons, avec les épices et laisser cuire encore 1 h à feu doux.
Servir avec des poissons salés.

Publié dans • À table ! Produits et recettes | Marqué avec , , , , | Commentaires fermés

Le système immunitaire réagit à une alimentation malsaine comme à une infection

Lu sur Psychomédia, un nouveau lien établi entre alimentation et inflammation

le 7 mars 2018

Le système immunitaire réagit de la même façon à une alimentation riche en gras et en sucre qu’à une infection bactérienne, selon une étude publiée dans la revue Cell. Et, puisqu’il a une mémoire, cette alimentation le rend plus agressif à long terme. Même après l’adoption d’une alimentation plus saine, les défenses du corps restent hyperactives.

Anette Christ de l’Université de Bonn et ses collègues ont mené cette étude chez la souris et avec des cellules humaines.

Ils ont nourri des souris, pendant un mois, avec une « alimentation occidentale » riche en gras et en glucides (sucres, farines raffinées…) et pauvre en fibres. Par conséquent, les animaux ont développé une forte réaction inflammatoire dans tout le corps, comme lors d’une infection par des bactéries dangereuses.

Cette réaction impliquait une augmentation du nombre de certaines cellules du système immunitaire inné dans le sang, en particulier les granulocytes et les monocytes.

Lorsque les rongeurs ont repris leur régime céréalier typique pendant quatre semaines supplémentaires, l’inflammation aiguë a disparu. Ce qui n’a pas disparu, c’est la reprogrammation génétique des cellules immunitaires : même après ces quatre semaines, de nombreux gènes qui avaient été activés pendant la phase d’alimentation « de type occidental » étaient encore actifs.

Ce n’est que récemment qu’on a découvert que le système immunitaire inné avait une forme de mémoire , explique le professeur Eicke Latz, coauteur.  Après une infection, les défenses du corps restent dans un état d’alarme, pour pouvoir réagir plus rapidement à une nouvelle attaque. Ce qui est appelé l’« entraînement du système immunitaire inné ».

En examinant les cellules sanguines de 120 personnes, les chercheurs ont identifié le “senseur de fast-food” dans les cellules immunitaires. Chez certaines personnes, le système immunitaire inné a montré un effet d’entraînement particulièrement fort. Chez elles, les chercheurs ont constaté l’implication d’un inflammasome (le NLRP3). Les inflammasomes sont des complexes de signalisation intracellulaire qui reconnaissent les agents infectieux et d’autres substances nocives et libèrent des messagers hautement inflammatoires.

Ces réactions inflammatoires peuvent ensuite accélérer le développement de maladies vasculaires ou du diabète de type 2, expliquent les chercheurs. Dans l’artériosclérose par exemple, les dépôts vasculaires typiques se composent en grande partie de lipides et de cellules immunitaires. La réaction inflammatoire contribue directement à leur croissance, car les cellules immunitaires nouvellement activées migrent constamment vers les parois altérées des vaisseaux sanguins. Lorsque les plaques deviennent trop grosses, elles peuvent éclater et provoquer une coagulation sanguine. Elles sont emportées par la circulation sanguine et peuvent obstruer les vaisseaux sanguins. Conséquences possibles : AVC ou crise cardiaque.

Au cours des derniers siècles, soulignent les chercheurs, l’espérance de vie moyenne a régulièrement augmenté dans les pays occidentaux. Cette tendance est en train d’être inversée pour la première fois : les individus nés aujourd’hui vivront en moyenne une vie plus courte que leurs parents notamment en raison des régimes alimentaires malsains et du manque d’exercice.

Les bases d’une alimentation saine doivent devenir un élément beaucoup plus important de l’éducation qu’elles ne le sont actuellement , estiment-ils.

 

Psychomédia avec sources : University of Bonn, Cell.
Tous droits réservés.

Publié dans • Santé globale | Commentaires fermés

Éloge de l’amer, voie suprême vers la douceur

Saveur mal aimée, voire redoutée, l’amer nous est pourtant essentiel pour assurer une digestion optimale, soutenir le Cœur selon la médecine traditionnelle chinoise (MTC) et déjouer en cela l’illusoire réconfort du sucré.

Un tonique digestif

Nombreux sont les vins médicinaux, qualifiés d’apéritifs, réalisés à base de substances amères. En effet, ces breuvages dont la fonction première était thérapeutique visaient à « ouvrir » la digestion comme leur nom l’indique, apéritif dérivant du verbe latin « aperire » signifiant ouvrir. Aujourd’hui, nous les appréhendons surtout comme susceptibles d’ouvrir…l’appétit !
Il s’avère que l’amer stimule les sécrétions enzymatiques : sécrétions salivaires (indispensable à la digestion des amidons), sécrétions gastriques (début de digestion des protéines), et par voie de conséquence, celles-ci stimulant les suivantes, les sécrétions enzymatiques issues du pancréas et de la vésicule biliaire. En cas de digestion lourde ou lente, le bon réflexe est de reconsidérer la saveur amère dans son alimentation, sachant que l’acidité gastrique, trop souvent mal appréhendée, nous est absolument essentielle.

Bonne digestion, bonne assimilation

En stimulant les sécrétions enzymatiques, l’amer optimise l’assimilation des nutriments et permet de tirer profit des aliments ingérés et notamment des micro-nutriments que sont vitamines et surtout minéraux et oligo-éléments, lesquels sont indispensables à la synthèse des enzymes. Faute d’apport, une spirale vicieuse se met en place, la mal digestion entraînant des carences, elles-mêmes responsables de mal digestion…
Par ailleurs, l’amer tonifie les muqueuses et permet ainsi aux intestins d’effectuer leur travail de tri sélectif de façon plus performante.
Sachant de surcroît que la bile contribue à lubrifier le tube digestif, l’amer, en stimulant sa sécrétion, soutient le transit et évite à l’organisme de se réintoxiquer par réabsorption. Avis aux constipés !

Une alliée de la détoxification

La bile, synthétisée par le foie et stockée par la vésicule biliaire pour être éjectée selon les besoins dans le tube digestif, est considérée en MTC comme un liquide « pur », très précieux. Non seulement, elle permet d’émulsionner les graisses pour en assurer la digestion, mais elle est la voie d’évacuation des toxines et toxiques issus du travail d’épuration du foie, lesquels sont alors éliminés dans les fèces.
Foie et vésicule biliaire fonctionnent donc en tandem, assurant également la libre circulation du Chi, c’est-à-dire de l’énergie dans tout l’organisme.
Tout dysfonctionnement hépatique retentit sur la vésicule et inversement. Or le foie est très sensible aux émotions et notamment tout ce qui relève de la colère, de la frustration, des rancœurs et des rancunes. Si celles-ci sont refoulées, elles affectent la fonction hépatique et génèrent à l’extrême des calculs biliaires, comme autant de cailloux sur la voie de l’expression. En soutenant le foie, l’amer peut nous aider à mieux gérer ces émotions. Olivier Soulier synthétise cette capacité en nous disant que l’amer permet de gérer nos amertumes, c’est-à-dire de les dépasser par l’accueil. Il s’avère que cette saveur est associée en MTC au Cœur, grand organe de la gestion des émotions. En tonifiant le Cœur, l’amer nous permet d’accueillir nos émotions avec davantage de sérénité, d’ouverture de cœur et donc de douceur.

Foie et vésicule selon la MTC
Le Foie est assimilé à un général des armées, en charge de la stratégie d’action à mettre en œuvre alors que la vésicule décide et tranche et permet donc le passage à l’action. La Vésicule Biliaire donne du courage à l’Esprit, gouverné par le Cœur, pour mener à bien les décisions prises. Et foie et vésicule sont en lien avec les tendons qu’ils dotent de souplesse et mobilité.
L’indécision traduirait ainsi une vésicule peu affirmée ou plutôt faible. Foie et vésicule sont à leur maximum de puissance au printemps et plus particulièrement au mois de mars, mois dédié au Dieu de la guerre et donc de la mise en marche des troupes. Les Romains repartaient en campagne en mars, mois qui marquait le début de leur année !
Au niveau individuel, cette puissance, par l’énergie qu’elle déploie, nous invite à nous projeter dans les projets, ces envies de réalisation pour l’année à venir, qui nous permettront de nous réaliser, c’est-à-dire d’exprimer ce qui nous tient à cœur, ce que nous sommes fondamentalement. Les émotions que nous qualifions de négatives, comme la colère, se révèlent être des moteurs de changement, propres à nous faire grandir à nous-même, à condition d’accepter de les accueillir sans jugement, avec la bienveillance du cœur, comme autant d’indicateurs du décalage existant entre les aspirations de notre Être et notre vécu. En refoulant nos émotions, nous bloquons la circulation de l’énergie qui se retourne alors contre nous.

Amer contre sucré

Jim MacDonald, herboriste américain, pousse la réflexion plus loin encore : il souligne que l’amer est une saveur qui était nettement plus présente dans l’alimentation de nos ancêtres et que même des substances réputées sucrées comme le suc de canne, comportent dans leur version brute une dose d’amertume. Il émet ainsi l’hypothèse que notre attrait vers le sucré correspondrait en fait à un besoin d’amer. L’extrapolation pourrait sembler osée mais l’expérience de la dégustation des saveurs en conscience montre que si l’amer génère un certain inconfort a priori, il se mue insensiblement en douceur intériorisante, l’image la plus souvent employée renvoyant à de la profondeur. Or, très souvent, la quête de sucré correspond à un besoin de chaleur et de sécurité dont la satisfaction s’avère très fugace. Outre le fait de calmer les fringales de sucre, l’amer nous rappelle donc que la solution à nos maux se situe toujours à l’intérieur, dans les profondeurs de l’Être et nous invite à dépasser la sensation première de rejet alors que le sucré agit comme un leurre et n’apporte qu’un soutien transitoire et superficiel, porte ouverte à la dépendance tant physique qu’émotionnelle.
En fait, selon lui, nombre des maux d’aujourd’hui seraient induits par une carence en amer.

L’amer, une saveur à apprivoiser

Le rejet de l’amer tiendrait dit-on à la mémoire inconsciente vis-à-vis des poisons, souvent porteurs d’amertumes. Il est vrai que les enfants n’apprécient pas cette saveur qui les fait grimacer. Olivier Soulier estime que les enfants n’en ont pas besoin, n’ayant pas d’amertumes à gérer. Progressivement, au fil de l’existence, nous apprenons à élargir notre palette d’appréciation, découvrant le charme de l’amer, qui nous fera par exemple apprécier la bière, le chocolat noir intense et le café sans sucre. Inconsciemment, l’amer nous aide à gérer nos désillusions et à prendre conscience de nos besoins les plus intimes.
En acceptant plus facilement l’amer, nous contribuons à contrebalancer la diminution des sécrétions enzymatiques qui s’opère au fil de l’avancée en âge et dont souffrent nombre de personnes âgées.

Un argument de plus pour redécouvrir les plantes sauvages

Avec l’énergie du printemps qui s’affirme, l’opportunité nous est donnée de goûter à l’amer au travers des plantes sauvages, idéales pour accompagner cette renaissance dans l’ouverture du Cœur puisqu’elles conjuguent l’amer avec la couleur verte qui elle aussi s’adresse au Cœur. Et s’il ne fallait en retenir qu’une, ce serait le pissenlit, des racines à la fleur, une plante étonnante de modestie et véritablement magique dans ses effets puisqu’elle agit globalement sur l’ensemble du système digestif et urinaire.
Cousine des chicorées, elle est effectivement amère mais sait aussi se faire douce. Ne qualifie-t-on pas la gelée de pissenlit de miel ? Quant à ces racines, une fois cuisinées, elles deviennent également douces. Au niveau subtil, le pissenlit est une plante de la réharmonisation totale de l’Être, riche en Silice qu’elle va rechercher au plus profond des sols, qui nous permet de capter lumière et donc information, tout en confortant nos tissus. Il n’y a pas mieux pour soutenir l’organisme et nous aider à panser les maux de l’Âme.

——————–
• retrouver l’article d’origine de Jim mcDonald traduit sur AltheaProvence, le fabuleux blog de Christophe Bernard

Publié dans • Réflexion sur la nutrition | Commentaires fermés

De l’urgence de nous resynchroniser

Ana’chronique renoue cette année avec une programmation saisonnière et fait de ces grands mouvements d’énergie que sont les saisons sa base de travail et d’investigation, tout simplement parce que ce qui semble relever a priori de l’évidence, s’avère de plus en plus vécu comme une abstraction. En effet, tout dans nos modes vie actuels nous conduit à vivre hors des mouvements du vivant, dans une prétendue réalité de plus en plus artificielle et virtuelle. Il est temps de retomber sur terre, de retrouver nos repères, ne de ne plus évoluer à contre-courant des évidences, sous peine de nous épuiser, de nous perdre ou de devenir la proie de discours manipulateurs. Notre souveraineté d’être passe par la resynchronisation avec les forces de vie qui animent l’univers et dont les saisons sont l’une des manifestations.

Quand le calendrier nous déphase

Il y a plusieurs années déjà que j’avais nourri la certitude du non sens du début d’année instauré le 1er janvier. Cette date m’apparaissait arbitraire et mon intuition est devenue conviction au fil du temps. En effet, il existe entre Noël et l’Épiphanie, fêtes chrétiennes qui reprennent des fêtes païennes, un temps comme suspendu durant lequel la durée du jour évolue à peine puisque nous continuons à perdre le matin pour gagner un peu le soir. Cette période qualifiée de 12 nuits saintes dans les enseignements ésotériques est LA grande période de retour à soi et d’introspection dans le silence de la nuit hivernale, dans cette nuit de l’âme qui permet de mieux renaître. L’agitation et l’exaltation ne sont pas de mise. Pour les chrétiens, ces 12 nuits séparent la naissance de Jésus de sa reconnaissance en tant que Christ. Et c’est à partir de l’Épiphanie que la durée du jour s’affirme vraiment et devient nettement perceptible pour la Chandeleur.
Si les calendriers affichaient de fortes disparités, nombre d’entre eux fixaient le véritable début d’année au printemps, à l’instar du calendrier chinois, fondé sur des cycles à la fois solaires et lunaires. Le calendrier égyptien était l’un des plus particulier. Établi non seulement sur les cycles solaires et lunaires, il intégrait la vie du Nil, ses crues et recrues et fixait ainsi son début d’année en juillet au moment où la planète Sirius devenait à nouveau visible, moment qui marquait le retour des crues. Quel que soit le principe adopté de calcul et de découpage du temps, il apparaît surtout qu’il faisait sens au regard de phénomènes naturels observables.

Quand la vie sociale va à l’encontre des besoins physiologiques

Avec l’adoption du calendrier grégorien, notre vie s’avère réglée par le civil, voire l’administratif au mépris des grands mouvements de saison. Ainsi l’hiver qui devrait être un moment de calme, de retour à soi et de bilan pour mûrir en toute sérénité l’année à venir est devenue un moment de frénésie, d’agitation et de stress qui ne permet plus de recharger ses batteries alias les reins en cette période froide. Nous arrivons au printemps éreintés, incapables de nourrir le mouvement de montée en puissance de l’énergie et l’expansion qu’il implique. Alors que l’été devrait marquer la pleine activité, l’ouverture, l’accueil et le don, elle devient saison de nonchalance et de farniente. Qu’espérer alors récolter à l’automne si ce n’est  de la mélancolie.
De plus, rythmées par la seule montre, c’est-à-dire la mécanique, nos journées se ressemblent d’un bout à l’autre de l’année. Pire encore, le confort nous conduit à nier les éléments pour nous faire vivre sur un mode linéaire.

Quand le virtuel supplante le réel

L’avénement des écrans dans nos vies marque une nouvelle étape vers l’abstraction en nous privant de l’expérience sensible qui seule permet de tirer profit du vécu. Nous percevons le monde et les autres au travers de ce que la lucarne nous délivre. Nous en oublions les notions de jour et de nuit, soumis que nous sommes à cette lumière bleutée qui entrave la sécrétion de mélatonine, cette précieuse hormone du rythme veille-sommeil, qui assure la maintenance diurne, rétablit l’immunité. En retour, nous sommes de plus en plus fatigués, de plus en plus frustrés, de plus en plus affaiblis au point de compter sur le virtuel pour nous permettre de vivre une réalité augmentée. La fuite induite par le progrès montre depuis longtemps ses limites et s’il ne s’agit pas de renier ce que la technologie ouvre comme possibles, il convient plus modestement de ne pas en faire un absolu qui surchauffe le mental et oublie le corps.

Toucher Terre, une nécessité vitale

Cette prétention de maîtrise de la nature dès lors considérée comme une ressource, et non comme un patrimoine, nous conduit à l’arrogance. Nous exploitons la terre, nous exploitons les végétaux, nous exploitons les animaux et nous nous exploitons les uns et les autres. Cette logique nous fait oublier la responsabilité de gestion qui est la nôtre en tant qu’êtres pensants, capables de concevoir, élaborer, projeter… Balayer d’un revers de manche des millénaires d’observation scrupuleuse revient à se comporter en éternel adolescent qui se croit invincible et totalement indépendant de son environnement, tout en souffrant de son autonomie en germe. Quoique la technologie puisse nous permettre, nous restons soumis aux rythmes, à l’influence du soleil et de la lune pour ne citer qu’eux.
En ce sens, le jardinage, dont les vertus thérapeutiques sont bien attestées, permet de renouer avec l’observation, l’attention, la patience et la confrontation aux éléments, expérience apte à rendre modeste, voire philosophe. Travailler avec la terre et le vivant est ainsi l’un des plus sûr chemin de sagesse pour aller à la rencontre de soi. Cuisiner avec les fruits de la terre, au moment où leurs forces d’expression sont maximales, en est le prolongement, et mérite d’être réhabilité en tant qu’activité sacrée car, au-delà de la diversité alimentaire, qu’est-ce qui nourrit en profondeur l’être si ce n’est le potentiel de mouvement, d’énergie et donc d’information véhiculé par ces aliments ? Les médecines traditionnelles l’avaient fort bien compris sur la seule foi de l’observation du vivant et le programme 2018 d’ana’chronique ambitionne donc modestement de permettre de le redécouvrir.

Publié dans • Humeur du jour | Commentaires fermés

L’offensive de la grande distribution sur la bio

Pendant longtemps, la grande distribution n’avait que faire de la bio. Mais ce segment de marché devenu porteur, affichant une croissance à faire pâlir d’envie, a aiguisé les convoitises. Pour calmer un peu le jeu, on nous a d’abord servi du raisonné qui dans l’absolu ne correspond à rien, mais satisfait les consciences : c’est moins pire. Et après avoir édulcoré le cahier des charges européen de la bio et dopé les pratiques bio-industrielles, tout semble prêt pour l’offensive et les enseignes rivalisent pour créer leur réseau. Si l’on peut se réjouir du recul de l’agriculture intensive conventionnelle, il convient de rester vigilant car la bio ne se résume pas à un label, mais à un choix de société, une aspiration à plus d’exigence, de sens et de respect.

Dans la course aux parts de marché

Carrefour qui a déjà racheté Greenweez, le plus important site de vente en ligne de produits bio, pose ses jalons sur le terrain selon un « Plan bio » qui prévoit l’ouverture de 150 magasins « Carrefour bio » d’ici 2021, dans la logique du concept Carrefour proximité. Une quinzaine existent déjà. Pour assurer ses arrières, Carrefour entend développer ses propres filières. En février 2017, l’enseigne déclarait aider à la conversion 300 fermes grâce à des contrats de trois à cinq ans portant sur les volumes et sur les prix. En mai, c’est par une convention avec la chambre régionale d’agriculture de Nouvelle Aquitaine qu’elle s’est engagée à établir des accords pluriannuels avec les producteurs pour de nouvelles filières d’approvisionnement – régionales et nationales – en produits végétaux et animaux bio. Leclerc emboîte le pas et envisage, après l’ouverture du 1er Leclerc bio ce 17 janvier, d’ouvrir en 2018, 200 points de vente dédiés à la bio.
Intermarché n’est pas en reste puisque les Mousquetaires ont signé le 10 janvier un partenariat avec le Groupement Les comptoirs de la bio, concrétisé par une prise de participation minoritaire de 16 % au capital de l’un des premiers réseaux spécialistes du bio en France. Les adhérents Intermarché pourront ainsi ouvrir des petits supermarchés bio.
Auchan, qui avait tâté le marché avec 2 magasins « Cœur de nature », a ouvert en novembre 2017 un premier « Auchan bio », qui devrait être suivi par une centaine d’autres. Enfin Casino, grâce à l’intégration de Naturalia au sein de Monoprix en 2008, lui-même filiale du groupe, compte ainsi quelque 150 points de vente en France.

« Mais si les enseignes se développent rapidement en France, le risque d’une bio industrielle, hors sol, de faibles qualités nutritives, est bien réel. Je l’appelle “le” bio pour la différencier de “la” Bio à valeurs. J’appelle ainsi la production de masse et le productivisme que le règlement européen de l’agriculture biologique n’empêche pas. Tout en le suivant, on peut faire du conventionnel sans pesticide, en abandonnant toutes les valeurs de la bio. Si on reprend le modèle conventionnel en bio, on aura les mêmes effets et les mêmes conséquences qu’avec l’agriculture conventionnelle. »
Claude Gruffat, président de Biocoop et auteur de « Les dessous de l’alimentation bio », éditions La mer salée, dans un entretien avec bioaddict

Objectif : faire de la bio moins chère

Les petits bios apprécieront car il n’y a pas de recette magique pour produire moins cher : il faut voir grand. Or nous savons que les plantes comme les animaux ont besoin de notre attention et de notre considération pour nous offrir le meilleur en retour. Voir grand conduit à s’éloigner du vivant et par conséquent à gérer comme en conventionnel, juste en moins sale. L’esprit du vivant s’en trouve oublié au profit de la seule production et du rendement. C’est moins pire, mais ce n’est pas mieux !
De plus, en construisant leur propre réseau d’approvisionnement, certaines enseignes vont littéralement s’attacher les producteurs, leur ôtant toute marge de manœuvre autonome, soumis qu’ils seront dès lors à la loi de leur commanditaire. Danger !
Sans compter, faut-il le rappeler, que si le bio est aujourd’hui plus cher, c’est parce que le conventionnel n’inclut pas les coûts indirects de production, ne serait-ce qu’en termes sanitaire et environnemental.

Le vivant n’a pas de prix parce qu’il est par essence inestimable.

Il ne peut exister de miracle économique en la matière et il s’agit là une fois encore d’une énième fuite en avant sur le mode « changeons pour que rien ne change », alors que nous éprouvons avant tout un besoin fondamental de sens et de liens. Il est impossible de se nourrir de données comptables à la vue nécessairement courte : la vie low cost est un leurre et signe une véritable involution. Il est urgent en revanche de se réinscrire dans une approche globale de gestion de patrimoine. Pour ce faire, Il est essentiel de reconnaître la valeur de tout ce que nous côtoyons. C’est aussi une question de respect et d’estime de soi.

Publié dans • Humeur du jour | Commentaires fermés