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ana’chronique, centre de ressources et d’expérimentation sur l’alimentation, la nutrition et l’écologie domestique

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Insolite, convivial, festif… ana’chronique, maison d’hôtes et espace culturel, est un lieu à nul autre pareil, où se cultivent l’art de vivre et celui de se nourrir pour permettre un total ressourcement du corps et de l’esprit, hors du temps et des contraintes.o

Faites une pause ! Le temps d’un repas, d’une animation (atelier, stage), d’un séjour, à table comme en cuisine, goûtez au plaisir du partage et au bonheur d’apprendre…o

• Des dégustations pour éveiller sens et conscience.
• Une information plurielle pour exercer votre discernement.
• Des ateliers pour stimuler votre créativité et surtout comprendre les grandes Lois du vivant afin d’évoluer, en toute autonomie, vers une assiette pleinement ressourçante et régénérante.

Produits frais, nombre de places limité, réservation indispensable !

 

 

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À très bientôt !

Élisabeth de la Fontaine et Gérard Lecoq


Aux origines du projet

Constat

Le paradoxe du mangeur contemporain
• une offre pléthorique
• l’augmentation de pathologies dites de civilisation
• des recommandations nutritionnelles contradictoires

Objectif

Permettre à chacun de se construire une culture nutritionnelle
• une information plurielle pour exercer son discernement
• le développement de sa créativité par l’observation, la réflexion et l’expérimentation
• la dégustation pour éveiller ses sens et s’ouvrir au monde

Positionnement

Une approche culturelle alliant plaisir et curiosité
• un voyage au gré des saisons et des paysages
• la compréhension des mécanismes d’édification des identités culinaires
• le repas comme espace de socialisation

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Des ateliers pour poursuivre et terminer 2018 en douceur

LES ATELIERS PRATIQUES
Ils proposent une approche théorique pour comprendre et un volet pratique pour éprouver. Leur vocation est de permettre la découverte de produits, de techniques, de recettes afin de permettre une ouverture gustative, culinaire et créative sans oublier la dimension nutritionnelle.
Tarifs
36 € l’atelier tout compris, animation, collation et/ou dégustation, synthèse écrite

• Secrets de chutney
Inspirés par la cuisine indienne et adaptés à la mode anglaise, les chutneys sont des sauces ou condiments aigre-doux, capables d’offrir un contrepoint de saveur insolite à de nombreuses préparations : viande, charcuteries, foie gras, fromages, crudités, galettes de légumes… Petits frères des chutneys, les pickles et relish obéissent à la même logique. L’automne, par la profusion de fruits, est le moment idéal pour s’initier à ces mélanges riches et envoûtants.
> Samedi 6 octobre

• Lactofermentation
Si vous connaissez la choucroute, vous connaissez la lacto-fermentation, ce mode de conservation traditionnel et millénaire, bien plus intéressant que la stérilisation ou la congélation. En effet, il présente le double avantage de ne consommer aucune énergie et d’être le seul mode de conservation capable de bonifier la teneur nutritionnelle des aliments, tout en nous fournissant des probiotiques si précieux pour l’équilibre de notre flore intestinale et donc de notre immunité. Et tout ceci, grâce au fabuleux travail de bactéries et levures. Qu’est-ce que la lacto-fermentation, quels sont ses atouts, comment la pratiquer et cuisiner les produits qui en sont issus sont quelques-uns des aspects abordés dans cet atelier.
> Samedi 3 novembre

• Le plaisir des chocolats maison
Réaliser ses propres chocolats, c’est renouer avec la magie de l’enfance, tout en maîtrisant la qualité des produits mis en œuvre. Point n’est besoin de disposer d’un matériel sophistiqué : les basiques de la cuisine suffisent.
Certes seront-ils visuellement moins parfaits que les chocolats industriels ou de chocolatiers, mais l’essentiel n’est pas là. Ils porteront leur propre marque de fabrique : celle du cœur !
En optant de surcroît pour des ingrédients de qualité crue, la confiserie riche en sucre se transforme en bouchées vitalité, favorables à la santé physique et mentale.
Mais comme tout ingrédient précieux, le chocolat se doit être dégusté en petites quantités, avec respect, volupté et égard.
> Samedi 1er décembre

LES ATELIERS THÉORIQUES
Si l’approche est ici purement théorique, elle est abondamment illustrée par des situations concrètes. Leur objectif est la compréhension des grandes Lois du vivant sur un mode accessible et simple (et non simpliste) afin de permettre à chacun d’exercer son discernement dans ses choix quotidiens et dans les annonces médiatiques dédiées à la nutrition.
Tarifs
36 € l’atelier tout compris, animation, collation et/ou dégustation, synthèse écrite
85 € la journée tout compris, animation, collations et repas, et synthèse écrite

• Sucres, un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout ?
Alors que le sucre ajouté est devenu un véritable fléau, que les édulcorants s’avèrent plus destructeurs encore et que notre excessive charge glucidique est à l’origine de nombreux déséquilibres et pathologies par son action première sur la flore, mais aussi sur l’ensemble des tissus, il est temps de faire le point sur la nature et l’origine des glucides, de comprendre les effets de l’excès et de savoir ajuster ses apports tant sur le plan qualitatif que quantitatif.
> Vendredi 19 octobre

• L’inflammation, ses causes & conséquences et comment la contrer par l’alimentation
Comme souvent en nutrition, ce sont les dysfonctionnements qui éclairent nos réels besoins. Et c’est donc tout naturellement l’augmentation des pathologies dites de civilisation et de dégénérescence qui a conduit à soupçonner l’impact délétère des changements intervenus tant au niveau de nos modes de consommation, que de nos modes de vie, et même nos modes sanitaires.
Au cœur du problème se trouve le dysfonctionnement intestinal, induit par une muqueuse devenue plus ou moins perméable, et consécutif au déséquilibre de la flore. Ce déséquilibre découle de nos modes de vie et de consommation et est conforté par ces mêmes modes. Une fois installé, il nous inscrit dans une spirale vicieuse.
Cette journée propose de faire le point sur les diverses causes d’inflammation interne, le rôle du gluten et de la caséine et propose des pistes alimentaires de prise en charge autonome pour contrer l’inflammation et plus encore réhabiliter l’éco-système intestinal afin de sortir des évictions.
Journée spéciale 9h30-17h
> Samedi 27 octobre

• Quand les graisses protègent
Diabolisées au tournant des années 60 par méprise et enjeux financiers, les graisses font enfin l’objet d’une lente réhabilitation. Protectrices au niveau physiologique et symbolique, elles diffèrent par leur composition en acides gras, laquelle dicte leur usage. Savoir les connaître pour bien les utiliser permet de pleinement profiter de leurs bienfaits.
> Vendredi 23 novembre

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LES ATELIERS-REPAS

• À la mode crétoise
Rendu populaire dès les années 60 en tant que régime sensé prévenir les maladies cardiovasculaires, il est souvent confondu avec la diète méditerranéenne, inscrite depuis 2010 au Patrimoine immatériel de l’Humanité par l’Unesco. Il est vrai qu’il existe une véritable culture alimentaire méditerranéenne, mais la spécificité de la Crète tient aussi au fait qu’il s’agit d’une île et qui dit île dit insularité et isolement plus grand. De fait, à l’instar de nombreux régimes qualifiés de longue vie (Okinawa…), le régime crétois renvoie surtout à un art de vivre, au sens plein du terme grec diététique.
> Jeudi 27 septembre en soirée
> Samedi 29 septembre en matinée

• Bienvenue au Maroc
Riche en arômes, parfums et couleurs, la cuisine du Maroc est un symbole de générosité. Fruit de l’histoire, des conquêtes, des occupations et des voyages, elle unit en un symbole d’hospitalité et de partage le faste des palais des mille et une nuits, l’ordinaire paysan et la sobriété des nomades. Incroyablement créative quant aux mélanges aromatiques proposés, elle nous livre également une belle leçon d’audace gustative.
> Jeudi 9 octobre en soirée
> Samedi 13 octobre en matinée

• Inde, jardin des épices
Telle une invitation à dépasser les frontières du connu, la seule évocation des épices, auréolée d’effluves enivrantes, nous transporte au gré de marchés colorés, de boîtes à mystère et de paysages exotiques… Jadis aussi précieuses et aussi convoitées que l’or, les épices nous content la conquête du Monde, à commencer par l’Asie et notamment l’Inde.
Moins mystérieuses aujourd’hui, elles n’en restent pas moins de véritables charmeuses, capables d’éveiller et stimuler nos sens, mais aussi tout notre organisme.
> Mardi 13 novembre en soirée
> Samedi 17 novembre en matinée

• Sésame, oser la magie au quotidien
Blonde ou noire, la graine de sésame apporte une touche d’exotisme à la cuisine. Nature ou torréfiée, entière, en purée (le merveilleux tahin) ou en huile, elle nous entraîne du Moyen-Orient à l’Asie. Formidable complément pour affronter l’hiver en santé et en douceur, elle se fait aussi sauces, condiments et confiserie et fournit une mine d’idées pour d’insolites cadeaux gourmands de dernière heure.<

> Mardi 11 décembre en soirée
> Samedi 15 décembre en matinée

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Profitons du soleil !

La vitamine D ne cesse de faire parler d’elle et les études qui se succèdent confirment une carence généralisée. En cause : une vie de plus en plus artificielle, emplie d’écrans, de l’ordinateur aux lunettes, en passant par les crèmes reconnues dangereuses. Pour profiter du soleil, il faut s’y exposer et pour optimiser cette exposition, il faut s’y préparer. Aucun problème, tout est dans l’assiette estivale ! Voici donc quelques repères.
NB : Pour faire le point sur l’intérêt de l’exposition et l’importance de la vitamine D pour notre santé, je vous invite à lire ou relire Soleil, tout simplement vital.

Faire le plein d’anti-oxydants

En tout chose, l’excès est nuisible. Ainsi en va-t-il aussi de l’exposition au soleil, responsable de vieillissement prématuré si pratiquée de manière intensive dans le seul objectif de bronzer. Il est donc intéressant de se doter de pare-feux en privilégiant les nutriments protecteurs, à savoir, les anti-oxydants que sont les vitamines A, C et E, le zinc et le sélénium, ainsi que tous les polyphénols (pour la plupart responsables de la coloration des végétaux, lire La couleur dans l’assiette). Autant dire que la consommation de fruits et légumes de saison s’impose, à consommer frais et, si possible, crus ou décrudis par un court passage à vapeur.
• La vitamine A est présente dans de nombreux végétaux sous forme de bêta-carotène dit pro-vitamine, avec lequel aucun surdosage n’est à redouter. À nous donc les végétaux colorés du jaune au rouge puisque le bêta-carotène est aussi le fameux pigment orange responsable de la couleur des carottes communes : carotte bien sûr, mais aussi abricot, poivron, melon, tomate, chou, laitue… À noter que la vitamine A est l’amie de la peau et des muqueuses qu’elle protège et aussi de la vue.
• La vitamine C, antioxydant majeur et incontournable, fait souvent défaut dans notre alimentation car elle est la plus fragile des vitamines. Sensible à la lumière, à la chaleur et à l’entreposage, elle disparaît rapidement. Place au frais donc ! Tous les végétaux en contiennent en proportion variable, la palme revenant aux choux, persil, agrumes, fraises… La vitamine C est aussi indispensable à tous les tissus dans la mesure où elle favorise la production de collagène.
• La vitamine E, liposoluble est aussi un antioxydant de choix qui protège justement les lipides. Elle est présente dans les oléagineux et les huiles, les meilleures sources étant le tournesol. Optez donc impérativement pour des huiles de première pression à froid qui respectent au mieux cette vitamine et n’hésitez pas à introduire des olives et des graines entières dans vos compositions, légèrement grillées ou mieux encore germées (pour en savoir plus sur l’intérêt des germinations, lire Graines germées, un jardin dans un bocal).
• Sélénium et zinc sont deux oligo-éléments clés pour parer l’oxydation. L’un et l’autre sont présents dans les huîtres, mais aussi dans les abats, notamment le foie. Le sélénium agit de concert avec la vitamine E, une raison de plus pour consommer de l’ail, des oignons, du poisson, du brocoli…
Enfin le zinc, grand réparateur des tissus, se trouve un peu partout, mais plus particulièrement dans les produits d’origine animale. À défaut d’être en bord de mer et de pouvoir déguster des huîtres, les championnes en la matière, pensez aux coquillages, fruits de mer et poisson. Ne négligez pas le foie, le bœuf, la volaille, le jaune d’œuf et côté produits d’origine végétale, le sésame (en graine ou sous forme de tahin), les noix, le germe de blé, les légumineuses…
• Quant aux polyphénols, ils abondent dans les végétaux, sachant que plus un végétal est coloré, plus il est richement doté en micronutriments. Osez donc la couleur dans l’assiette et profitez de tous les petits fruits rouges et baies que nous offrent l’été : fraises, framboises, myrtilles, cassis, groseilles, mûres…

Limiter l’oxydation
Été ou pas, il reste important de limiter le stress oxydatif et ses dégâts en consommant légumes et fruits tout au long de l’année, mais aussi et toujours en limitant fritures et cuissons à haute température, sources importantes de composés toxiques (lire Cuire, c’est nuire ?). L’été est le moment idéal pour s’initier aux tartares, carpaccios et marinades (lire Tartare, carpaccio, ceviche… une belle manière d’apprivoiser le cru et Petits poissons, grands bienfaits : les sardines fraîches marinées).

S’hydrater

Évidemment, c’est un lieu commun, pour s’hydrater il faut boire et qui plus est de l’eau, la moins minéralisée possible. Attention, point n’est question de se noyer ! Il est aussi possible d’opter pour des infusions froides (menthe, mélisse…), de préparer des eaux aromatisées (un filet de citron par exemple).  Mais le meilleur moyen de bénéficier d’une eau vivante est de consommer fruits et légumes de saison, hautement gorgés en eau (de l’ordre des 70/80 %), à absorber sous toutes les formes y compris en jus à allonger éventuellement d’eau. Par contre, limitez les boissons alcoolisées et le café qui déshydratent, tout comme les boissons à base de fruits industrielles et les sodas qui sont d’effroyables sources de sucre. Point de salut du côté des prétendus light car les édulcorants sont aussi redoutables, nous en reparlerons. Enfin, évitez de choisir des boissons glacées, qui sont un véritable choc pour l’organisme.

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La Chermoula, idéale pour accompagner le printemps

Spécialité marocaine utilisée comme marinade ou sauce, la chermoula s’avère très polyvalente et surtout apte à soutenir l’organisme au printemps.
Composée dans sa version de base de citron, d’ail, de persil, de cumin et d’huile d’olive, elle se nuance au gré des régions et des foyers intégrant aisément de la coriandre fraîche ou davantage d’épices, notamment de paprika.

La chermoula en cuisine

La chermoula est vive, tonique, fruitée et chaleureuse, présentant un bon équilibre des saveurs et des couleurs. Elle est également très facile à vivre puisque rapide à exécuter, apte à être préparée à l’avance et susceptible d’accompagner tout ou presque.
• En tant que marinade ou farce
Idéale avec du poisson (les traditionnelles sardines à la chermoula par exemple), et aussi avec de la viande et notamment de la volaille. Il suffit alors de laisser mariner l’ensemble au moins 2 h, puis de cuire doucement les préparations au four ou à l’étouffée dans une cocotte en fonte, idéalement en terre.
• En sauce
La chermoula apporte sa finition aux légumes cuits à la vapeur à l’instar des emblématiques carottes à la chermoula ou encore du chou-fleur, évoquant un peu les zaalouks et se servant aussi bien chauds, tièdes que froids. Elle fera aussi merveille avec des légumineuses, lentilles, fèves ou pois chiches… et même des pommes de terre !

Traditionnellement, la chermoula se prépare au mortier, ce qui permet aux saveurs de pleinement se révéler. En version expresse, il est possible de mixer l’ensemble des ingrédients, mais le résultat manquera un peu de caractère, tout en restant satisfaisant.

La chermoula • pour 20 cl de sauce
6 gousses d’ail
le jus de 2 citrons
4 càc de cumin en poudre
4 càc de paprika
1 bouquet de persil plat et 2 bouquets de coriandre fraîche (ou 100 % de persil)
30 cl d’huile d’olive
sel
• Peler et hacher l’ail.
• Effeuiller et ciseler la coriandre et le persil.
• Presser les citrons et mesurer 8 cuillerées à soupe de jus.
• Mélanger l’ail, le jus de citron, l’huile d’olive, la coriandre et les épices. Ajouter ½ cuillerée à café de sel, mélanger.
• Verser dans un bocal et conserver au réfrigérateur jusqu’à au moins une dizaine de jours. Penser à le sortir un peu à l’avance pour éviter que l’huile ne soit figée.

Intérêt nutritionnel
La chermoula est une belle idée pour soutenir les fonctions d’élimination au printemps puisqu’elle agit sur l’ensemble de la sphère digestive, ainsi que sur la sphère rénale.
• une forte densité en anti-oxydants (PM, herbes et épices sont les mieux dotés)
• une capacité à réguler la flore par la présence d’ail et de cumin
• une capacité à optimiser la digestion
• une capacité à soutenir la fonction hépatique grâce au citron (saveur acide), à l’ail (présence de composés soufrés)
• une capacité à soutenir la fonction rénale grâce au persil

La chermoula de Sfac (Tunisie)
Si le nom est le même, le contenu est franchement différent puisque réalisé à base d’oignons et de raisins secs et servie avec du poisson salé. Elle ressemble davantage à un confit d’oignon. La tradition, dit-on, veut qu’elle soit dégustée au petit-déjeuner et notamment pour l’Aïd el-Fitr, premier jour après le Ramadan. Son goût doux et fruité contraste bien avec le salé du poisson.
Plus généralement, la chermoula tunisienne se sert avec du poisson grillé.
1 kg de raisins secs
2 kg d’oignons
40 cl d’huile d’olive
½ càs de piment fort en poudre
½ càs de boutons de roses séchés
½ càc de clou de girofle
1 càs de cannelle
1/2 verre de vinaigre
2 pincées de sel
• Chauffer l’huile et ajouter les oignons hachés. Laisser confire sur feu doux 1 h 30. 
• Mixer les raisins secs avec 1/2 l d’eau.
• Les ajouter aux oignons, avec les épices et laisser cuire encore 1 h à feu doux.
Servir avec des poissons salés.

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Le système immunitaire réagit à une alimentation malsaine comme à une infection

Lu sur Psychomédia, un nouveau lien établi entre alimentation et inflammation

le 7 mars 2018

Le système immunitaire réagit de la même façon à une alimentation riche en gras et en sucre qu’à une infection bactérienne, selon une étude publiée dans la revue Cell. Et, puisqu’il a une mémoire, cette alimentation le rend plus agressif à long terme. Même après l’adoption d’une alimentation plus saine, les défenses du corps restent hyperactives.

Anette Christ de l’Université de Bonn et ses collègues ont mené cette étude chez la souris et avec des cellules humaines.

Ils ont nourri des souris, pendant un mois, avec une « alimentation occidentale » riche en gras et en glucides (sucres, farines raffinées…) et pauvre en fibres. Par conséquent, les animaux ont développé une forte réaction inflammatoire dans tout le corps, comme lors d’une infection par des bactéries dangereuses.

Cette réaction impliquait une augmentation du nombre de certaines cellules du système immunitaire inné dans le sang, en particulier les granulocytes et les monocytes.

Lorsque les rongeurs ont repris leur régime céréalier typique pendant quatre semaines supplémentaires, l’inflammation aiguë a disparu. Ce qui n’a pas disparu, c’est la reprogrammation génétique des cellules immunitaires : même après ces quatre semaines, de nombreux gènes qui avaient été activés pendant la phase d’alimentation « de type occidental » étaient encore actifs.

Ce n’est que récemment qu’on a découvert que le système immunitaire inné avait une forme de mémoire , explique le professeur Eicke Latz, coauteur.  Après une infection, les défenses du corps restent dans un état d’alarme, pour pouvoir réagir plus rapidement à une nouvelle attaque. Ce qui est appelé l’« entraînement du système immunitaire inné ».

En examinant les cellules sanguines de 120 personnes, les chercheurs ont identifié le “senseur de fast-food” dans les cellules immunitaires. Chez certaines personnes, le système immunitaire inné a montré un effet d’entraînement particulièrement fort. Chez elles, les chercheurs ont constaté l’implication d’un inflammasome (le NLRP3). Les inflammasomes sont des complexes de signalisation intracellulaire qui reconnaissent les agents infectieux et d’autres substances nocives et libèrent des messagers hautement inflammatoires.

Ces réactions inflammatoires peuvent ensuite accélérer le développement de maladies vasculaires ou du diabète de type 2, expliquent les chercheurs. Dans l’artériosclérose par exemple, les dépôts vasculaires typiques se composent en grande partie de lipides et de cellules immunitaires. La réaction inflammatoire contribue directement à leur croissance, car les cellules immunitaires nouvellement activées migrent constamment vers les parois altérées des vaisseaux sanguins. Lorsque les plaques deviennent trop grosses, elles peuvent éclater et provoquer une coagulation sanguine. Elles sont emportées par la circulation sanguine et peuvent obstruer les vaisseaux sanguins. Conséquences possibles : AVC ou crise cardiaque.

Au cours des derniers siècles, soulignent les chercheurs, l’espérance de vie moyenne a régulièrement augmenté dans les pays occidentaux. Cette tendance est en train d’être inversée pour la première fois : les individus nés aujourd’hui vivront en moyenne une vie plus courte que leurs parents notamment en raison des régimes alimentaires malsains et du manque d’exercice.

Les bases d’une alimentation saine doivent devenir un élément beaucoup plus important de l’éducation qu’elles ne le sont actuellement , estiment-ils.

 

Psychomédia avec sources : University of Bonn, Cell.
Tous droits réservés.

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Éloge de l’amer, voie suprême vers la douceur

Saveur mal aimée, voire redoutée, l’amer nous est pourtant essentiel pour assurer une digestion optimale, soutenir le Cœur selon la médecine traditionnelle chinoise (MTC) et déjouer en cela l’illusoire réconfort du sucré.

Un tonique digestif

Nombreux sont les vins médicinaux, qualifiés d’apéritifs, réalisés à base de substances amères. En effet, ces breuvages dont la fonction première était thérapeutique visaient à « ouvrir » la digestion comme leur nom l’indique, apéritif dérivant du verbe latin « aperire » signifiant ouvrir. Aujourd’hui, nous les appréhendons surtout comme susceptibles d’ouvrir…l’appétit !
Il s’avère que l’amer stimule les sécrétions enzymatiques : sécrétions salivaires (indispensable à la digestion des amidons), sécrétions gastriques (début de digestion des protéines), et par voie de conséquence, celles-ci stimulant les suivantes, les sécrétions enzymatiques issues du pancréas et de la vésicule biliaire. En cas de digestion lourde ou lente, le bon réflexe est de reconsidérer la saveur amère dans son alimentation, sachant que l’acidité gastrique, trop souvent mal appréhendée, nous est absolument essentielle.

Bonne digestion, bonne assimilation

En stimulant les sécrétions enzymatiques, l’amer optimise l’assimilation des nutriments et permet de tirer profit des aliments ingérés et notamment des micro-nutriments que sont vitamines et surtout minéraux et oligo-éléments, lesquels sont indispensables à la synthèse des enzymes. Faute d’apport, une spirale vicieuse se met en place, la mal digestion entraînant des carences, elles-mêmes responsables de mal digestion…
Par ailleurs, l’amer tonifie les muqueuses et permet ainsi aux intestins d’effectuer leur travail de tri sélectif de façon plus performante.
Sachant de surcroît que la bile contribue à lubrifier le tube digestif, l’amer, en stimulant sa sécrétion, soutient le transit et évite à l’organisme de se réintoxiquer par réabsorption. Avis aux constipés !

Une alliée de la détoxification

La bile, synthétisée par le foie et stockée par la vésicule biliaire pour être éjectée selon les besoins dans le tube digestif, est considérée en MTC comme un liquide « pur », très précieux. Non seulement, elle permet d’émulsionner les graisses pour en assurer la digestion, mais elle est la voie d’évacuation des toxines et toxiques issus du travail d’épuration du foie, lesquels sont alors éliminés dans les fèces.
Foie et vésicule biliaire fonctionnent donc en tandem, assurant également la libre circulation du Chi, c’est-à-dire de l’énergie dans tout l’organisme.
Tout dysfonctionnement hépatique retentit sur la vésicule et inversement. Or le foie est très sensible aux émotions et notamment tout ce qui relève de la colère, de la frustration, des rancœurs et des rancunes. Si celles-ci sont refoulées, elles affectent la fonction hépatique et génèrent à l’extrême des calculs biliaires, comme autant de cailloux sur la voie de l’expression. En soutenant le foie, l’amer peut nous aider à mieux gérer ces émotions. Olivier Soulier synthétise cette capacité en nous disant que l’amer permet de gérer nos amertumes, c’est-à-dire de les dépasser par l’accueil. Il s’avère que cette saveur est associée en MTC au Cœur, grand organe de la gestion des émotions. En tonifiant le Cœur, l’amer nous permet d’accueillir nos émotions avec davantage de sérénité, d’ouverture de cœur et donc de douceur.

Foie et vésicule selon la MTC
Le Foie est assimilé à un général des armées, en charge de la stratégie d’action à mettre en œuvre alors que la vésicule décide et tranche et permet donc le passage à l’action. La Vésicule Biliaire donne du courage à l’Esprit, gouverné par le Cœur, pour mener à bien les décisions prises. Et foie et vésicule sont en lien avec les tendons qu’ils dotent de souplesse et mobilité.
L’indécision traduirait ainsi une vésicule peu affirmée ou plutôt faible. Foie et vésicule sont à leur maximum de puissance au printemps et plus particulièrement au mois de mars, mois dédié au Dieu de la guerre et donc de la mise en marche des troupes. Les Romains repartaient en campagne en mars, mois qui marquait le début de leur année !
Au niveau individuel, cette puissance, par l’énergie qu’elle déploie, nous invite à nous projeter dans les projets, ces envies de réalisation pour l’année à venir, qui nous permettront de nous réaliser, c’est-à-dire d’exprimer ce qui nous tient à cœur, ce que nous sommes fondamentalement. Les émotions que nous qualifions de négatives, comme la colère, se révèlent être des moteurs de changement, propres à nous faire grandir à nous-même, à condition d’accepter de les accueillir sans jugement, avec la bienveillance du cœur, comme autant d’indicateurs du décalage existant entre les aspirations de notre Être et notre vécu. En refoulant nos émotions, nous bloquons la circulation de l’énergie qui se retourne alors contre nous.

Amer contre sucré

Jim MacDonald, herboriste américain, pousse la réflexion plus loin encore : il souligne que l’amer est une saveur qui était nettement plus présente dans l’alimentation de nos ancêtres et que même des substances réputées sucrées comme le suc de canne, comportent dans leur version brute une dose d’amertume. Il émet ainsi l’hypothèse que notre attrait vers le sucré correspondrait en fait à un besoin d’amer. L’extrapolation pourrait sembler osée mais l’expérience de la dégustation des saveurs en conscience montre que si l’amer génère un certain inconfort a priori, il se mue insensiblement en douceur intériorisante, l’image la plus souvent employée renvoyant à de la profondeur. Or, très souvent, la quête de sucré correspond à un besoin de chaleur et de sécurité dont la satisfaction s’avère très fugace. Outre le fait de calmer les fringales de sucre, l’amer nous rappelle donc que la solution à nos maux se situe toujours à l’intérieur, dans les profondeurs de l’Être et nous invite à dépasser la sensation première de rejet alors que le sucré agit comme un leurre et n’apporte qu’un soutien transitoire et superficiel, porte ouverte à la dépendance tant physique qu’émotionnelle.
En fait, selon lui, nombre des maux d’aujourd’hui seraient induits par une carence en amer.

L’amer, une saveur à apprivoiser

Le rejet de l’amer tiendrait dit-on à la mémoire inconsciente vis-à-vis des poisons, souvent porteurs d’amertumes. Il est vrai que les enfants n’apprécient pas cette saveur qui les fait grimacer. Olivier Soulier estime que les enfants n’en ont pas besoin, n’ayant pas d’amertumes à gérer. Progressivement, au fil de l’existence, nous apprenons à élargir notre palette d’appréciation, découvrant le charme de l’amer, qui nous fera par exemple apprécier la bière, le chocolat noir intense et le café sans sucre. Inconsciemment, l’amer nous aide à gérer nos désillusions et à prendre conscience de nos besoins les plus intimes.
En acceptant plus facilement l’amer, nous contribuons à contrebalancer la diminution des sécrétions enzymatiques qui s’opère au fil de l’avancée en âge et dont souffrent nombre de personnes âgées.

Un argument de plus pour redécouvrir les plantes sauvages

Avec l’énergie du printemps qui s’affirme, l’opportunité nous est donnée de goûter à l’amer au travers des plantes sauvages, idéales pour accompagner cette renaissance dans l’ouverture du Cœur puisqu’elles conjuguent l’amer avec la couleur verte qui elle aussi s’adresse au Cœur. Et s’il ne fallait en retenir qu’une, ce serait le pissenlit, des racines à la fleur, une plante étonnante de modestie et véritablement magique dans ses effets puisqu’elle agit globalement sur l’ensemble du système digestif et urinaire.
Cousine des chicorées, elle est effectivement amère mais sait aussi se faire douce. Ne qualifie-t-on pas la gelée de pissenlit de miel ? Quant à ces racines, une fois cuisinées, elles deviennent également douces. Au niveau subtil, le pissenlit est une plante de la réharmonisation totale de l’Être, riche en Silice qu’elle va rechercher au plus profond des sols, qui nous permet de capter lumière et donc information, tout en confortant nos tissus. Il n’y a pas mieux pour soutenir l’organisme et nous aider à panser les maux de l’Âme.

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• retrouver l’article d’origine de Jim mcDonald traduit sur AltheaProvence, le fabuleux blog de Christophe Bernard

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De l’urgence de nous resynchroniser

Ana’chronique renoue cette année avec une programmation saisonnière et fait de ces grands mouvements d’énergie que sont les saisons sa base de travail et d’investigation, tout simplement parce que ce qui semble relever a priori de l’évidence, s’avère de plus en plus vécu comme une abstraction. En effet, tout dans nos modes vie actuels nous conduit à vivre hors des mouvements du vivant, dans une prétendue réalité de plus en plus artificielle et virtuelle. Il est temps de retomber sur terre, de retrouver nos repères, ne de ne plus évoluer à contre-courant des évidences, sous peine de nous épuiser, de nous perdre ou de devenir la proie de discours manipulateurs. Notre souveraineté d’être passe par la resynchronisation avec les forces de vie qui animent l’univers et dont les saisons sont l’une des manifestations.

Quand le calendrier nous déphase

Il y a plusieurs années déjà que j’avais nourri la certitude du non sens du début d’année instauré le 1er janvier. Cette date m’apparaissait arbitraire et mon intuition est devenue conviction au fil du temps. En effet, il existe entre Noël et l’Épiphanie, fêtes chrétiennes qui reprennent des fêtes païennes, un temps comme suspendu durant lequel la durée du jour évolue à peine puisque nous continuons à perdre le matin pour gagner un peu le soir. Cette période qualifiée de 12 nuits saintes dans les enseignements ésotériques est LA grande période de retour à soi et d’introspection dans le silence de la nuit hivernale, dans cette nuit de l’âme qui permet de mieux renaître. L’agitation et l’exaltation ne sont pas de mise. Pour les chrétiens, ces 12 nuits séparent la naissance de Jésus de sa reconnaissance en tant que Christ. Et c’est à partir de l’Épiphanie que la durée du jour s’affirme vraiment et devient nettement perceptible pour la Chandeleur.
Si les calendriers affichaient de fortes disparités, nombre d’entre eux fixaient le véritable début d’année au printemps, à l’instar du calendrier chinois, fondé sur des cycles à la fois solaires et lunaires. Le calendrier égyptien était l’un des plus particulier. Établi non seulement sur les cycles solaires et lunaires, il intégrait la vie du Nil, ses crues et recrues et fixait ainsi son début d’année en juillet au moment où la planète Sirius devenait à nouveau visible, moment qui marquait le retour des crues. Quel que soit le principe adopté de calcul et de découpage du temps, il apparaît surtout qu’il faisait sens au regard de phénomènes naturels observables.

Quand la vie sociale va à l’encontre des besoins physiologiques

Avec l’adoption du calendrier grégorien, notre vie s’avère réglée par le civil, voire l’administratif au mépris des grands mouvements de saison. Ainsi l’hiver qui devrait être un moment de calme, de retour à soi et de bilan pour mûrir en toute sérénité l’année à venir est devenue un moment de frénésie, d’agitation et de stress qui ne permet plus de recharger ses batteries alias les reins en cette période froide. Nous arrivons au printemps éreintés, incapables de nourrir le mouvement de montée en puissance de l’énergie et l’expansion qu’il implique. Alors que l’été devrait marquer la pleine activité, l’ouverture, l’accueil et le don, elle devient saison de nonchalance et de farniente. Qu’espérer alors récolter à l’automne si ce n’est  de la mélancolie.
De plus, rythmées par la seule montre, c’est-à-dire la mécanique, nos journées se ressemblent d’un bout à l’autre de l’année. Pire encore, le confort nous conduit à nier les éléments pour nous faire vivre sur un mode linéaire.

Quand le virtuel supplante le réel

L’avénement des écrans dans nos vies marque une nouvelle étape vers l’abstraction en nous privant de l’expérience sensible qui seule permet de tirer profit du vécu. Nous percevons le monde et les autres au travers de ce que la lucarne nous délivre. Nous en oublions les notions de jour et de nuit, soumis que nous sommes à cette lumière bleutée qui entrave la sécrétion de mélatonine, cette précieuse hormone du rythme veille-sommeil, qui assure la maintenance diurne, rétablit l’immunité. En retour, nous sommes de plus en plus fatigués, de plus en plus frustrés, de plus en plus affaiblis au point de compter sur le virtuel pour nous permettre de vivre une réalité augmentée. La fuite induite par le progrès montre depuis longtemps ses limites et s’il ne s’agit pas de renier ce que la technologie ouvre comme possibles, il convient plus modestement de ne pas en faire un absolu qui surchauffe le mental et oublie le corps.

Toucher Terre, une nécessité vitale

Cette prétention de maîtrise de la nature dès lors considérée comme une ressource, et non comme un patrimoine, nous conduit à l’arrogance. Nous exploitons la terre, nous exploitons les végétaux, nous exploitons les animaux et nous nous exploitons les uns et les autres. Cette logique nous fait oublier la responsabilité de gestion qui est la nôtre en tant qu’êtres pensants, capables de concevoir, élaborer, projeter… Balayer d’un revers de manche des millénaires d’observation scrupuleuse revient à se comporter en éternel adolescent qui se croit invincible et totalement indépendant de son environnement, tout en souffrant de son autonomie en germe. Quoique la technologie puisse nous permettre, nous restons soumis aux rythmes, à l’influence du soleil et de la lune pour ne citer qu’eux.
En ce sens, le jardinage, dont les vertus thérapeutiques sont bien attestées, permet de renouer avec l’observation, l’attention, la patience et la confrontation aux éléments, expérience apte à rendre modeste, voire philosophe. Travailler avec la terre et le vivant est ainsi l’un des plus sûr chemin de sagesse pour aller à la rencontre de soi. Cuisiner avec les fruits de la terre, au moment où leurs forces d’expression sont maximales, en est le prolongement, et mérite d’être réhabilité en tant qu’activité sacrée car, au-delà de la diversité alimentaire, qu’est-ce qui nourrit en profondeur l’être si ce n’est le potentiel de mouvement, d’énergie et donc d’information véhiculé par ces aliments ? Les médecines traditionnelles l’avaient fort bien compris sur la seule foi de l’observation du vivant et le programme 2018 d’ana’chronique ambitionne donc modestement de permettre de le redécouvrir.

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