Au retour de Primevère…

Beaucoup de fatigue physique, mais l’indicible sentiment d’avoir vécu une magnifique rencontre, une synergie d’énergies qui nous conforte dans la voie choisie, celle du vivant et de la création au quotidien comme chemin d’expression de la manifestation de l’essentiel.


Se régénérer par la rencontre

Primevère a toujours été pour nous un grand moment, comme une gigantesque réunion de famille, témoignant d’une multitude d’initiatives prometteuses. Devenus exposants, la tonalité a quelque peu changé, nous rendant désormais acteurs, et non plus visiteurs. L’exercice a ses impératifs puisqu’il mobilise attention et bienveillance à l’égard d’un public toujours nombreux, curieux et exigeant. Cette présence contraint à faire l’impasse sur les nombreux ateliers et conférences. Tout juste pouvons-nous guetter une brèche pour satisfaire l’élémentaire et rendre une petite visite à de fidèles fournisseurs, dont certains sont devenus des amis et dont les productions ensoleilleront notre année. Et vos visites !

L’atelier « probiotiques maison » comme point d’orgue
Le dimanche matin, j’ai animé un atelier démonstration de réalisation de probiotiques maison. Alors que je misais sur 15/20 participants, ce sont quelque 70 personnes qui ont rempli la salle, dont beaucoup sont venues me voir sur le stand dans la foulée pour obtenir des précisions ou plus simplement me remercier. Aussi, pour répondre à un tel engouement, je proposerai dans la prochaine lettre une synthèse de mon propos, assortie de recettes.

De petites emplettes comme autant de petits bonheurs

Si Primevère n’est pas un supermarché, il offre néanmoins l’occasion de réaliser des achats « extraordinaires » dans le sens où ils ne sont ni quotidiens, ni même réguliers. Ainsi est-ce pour nous l’occasion de faire quelques réserves, de renouveler les semences et de ménager une place pour l’exception. Celle-ci a pris la forme cette année d’une belle collection d’agrumes, y compris du cédrat, en vue de mes ateliers prochains, de gousses de vanille en provenance de Madagascar, issues de 5 producteurs différents et affichant chacune une signature singulière. Au rayon du durable, j’ai étoffé ma collection de poteries à feu car si le cru est fort présent chez ana’chronique, la cuisson subsiste encore, en mode ultra doux. Et j’avoue nourrir un réel engouement pour la terre car ce matériau permet de réaliser, lors de la cuisson, une véritable alchimie des saveurs et des énergies en faisant intervenir les 4 éléments fondamentaux que sont la Terre, le Feu, l’Eau et l’Air. Le résultat final offre un supplément d’âme inégalé. Ainsi, aux côtés des tajines auxquels je consacre cette année un atelier, trônent de généreuses marmites joufflues et ventrues de gourmandise, que je m’impatiente de tester pour vous et avec vous.
Pour l’heure, les voici soumises au trempage imposé avant tout usage et déjà elles chantent d’un doux pssss d’aise…

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