Matière à méditer

Voici un court texte de Rudolf Steiner, découvert dans le Dynamot de cet hiver, le bulletin de l’association des biodynamistes du Québec, qui résonne telle une profession de foi et ré-axe dans un paysage humain en proie à la culture du dénaturé, du laid, du vulgaire, du violent…

Admirer le beau,
Préserver le bien,
Vénérer le noble,
Décider le bien,
Cela mène l’homme
Aux buts dans la vie,
Au juste dans l’acte,
À la paix dans le cœur,
Au clair dans la pensée,
Lui donne confiance
Dans le règne divin
En tout ce qui est ;
Dans le vaste univers
Comme dans le fond de l’âme.
Rudolf Steiner

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Quoi de neuf en 2017 chez ana’chronique ?

Si l’année se rythme un peu différemment pour satisfaire aux exigences de saison, avec par exemple un programme allégé durant l’été au profit de l’accueil, les activités se densifient par ailleurs avec une offre de stages étoffée et la possibilité, en plus des dates proposées, d’animer des ateliers à la carte. Densification, diversification et souplesse au programme.

Télécharger le Programme 2017 (format A3).

Du côté des ateliers

• Davantage de souplesse

Sachant qu’au fil des ans, les thèmes se diversifient et s’étoffent au point d’atteindre aujourd’hui la soixantaine d’ateliers, il n’est pas possible de les programmer tous sur une seule année. Aussi, pour satisfaire vos envies et aussi vos contraintes, nous avons récapitulé au sein d’un répertoire l’ensemble des thèmes disponibles à ce jour, qu’il est possible d’animer dès lors que 3 personnes sont intéressées. Manifestez-vous, parlez-en autour de vous et ajustons nos agendas !

Télécharger le répertoire.

• Les nouveautés 2017

Pour les ateliers-repas dédiés à un produit, nous déclinerons cette année les intérêts et possibles du pois chiche, de l’abricot, de l’aubergine et de la betterave.
Pour les culinaires, place au ludique et au créatif pur jus avec des boulettes et des chutneys.
Quant aux ateliers théoriques, leur programme se voit revu avec au rayon des nouveautés un point sur les différentes façons de jeûner, incluant le jeûne dit intermittent et une exploration du régime cétogène, des fondements aux applications et mise en œuvre.
Enfin, parmi les nouveautés ne figurant pas au programme, un atelier culinaire dédié aux barres et autres collations énergétiques à vocation des amateurs de randonnées et sports d’endurance ; un atelier théorique sur le décryptage des saveurs et désirs alimentaires (et donc aussi des aversions !).

Du côté des stages

Petite remarque préalable : nous constatons que les inscriptions se font de plus en plus tardivement alors que la mise en place d’un stage est exigeante au niveau logistique et énergétique. C’est pourquoi nous vous remercions de procéder le plus tôt possible à une pré-inscription.

Les stages ana’chronique

Nos séjours thématiques et stages ont fait l’objet d’une refonte pour une plus grande lisibilité et une graduation d’approche plus évidente.
• Les séjours se transforment en véritables stages avec enseignements structurés, participation à l’élaboration des repas et documents de synthèse.
Le séjour initialement dédié à la détox devient « Ménage de printemps », du vendredi 14 au dimanche 16 avril, et entend répondre aux nombreuses questions suscitées par la recherche de l’équilibre au quotidien ou comment ne pas surcharger son organisme. De la même façon, « Réinitialisation par le bouillon », du vendredi 13 au dimanche 15 octobre, s’enrichit pour permettre à chacun de repartir avec des clés, des recettes et des astuces pour une autonomie au quotidien dans la mise en œuvre de la diète GAPS de Natasha Campbell McBride.
• Les 3 autres stages se déclinent désormais comme suit… Au printemps du vendredi 9 au dimanche 11 juin, le stage « Mieux manger, mieux vivre » a vocation à donner des clés d’équilibre à ceux qui restent convaincus que l’alimentation est un facteur de santé, sans savoir réellement par quel bout commencer, ni à quel saint se vouer.
Le stage du début de l’été, du vendredi 30 juin au dimanche 2 juillet, « Intestins réhabilités, santé retrouvée » s’attaque à la cause organique majeure de nos dysfonctionnements et s’adresse donc à tous ceux qui souhaitent se prendre en charge face aux pathologies chroniques. Il y sera question d’alimentation, mais aussi de calme mental.
Le stage de fin d’été, du vendredi 1er au dimanche 3 septembre, le stage « Se nourrir en conscience » abordera les aspects les plus subtils de l’alimentation pour approfondir la façon dont énergie et information se manifestent dans la matière organique.

Les stages invités

Les éditions 2016 nous ayant convaincus de notre complémentarité d’approche, nous réitérons l’expérience avec Sophie Gugliandolo (Rencontrer sa voix : www.rencontrer-sa-voix.fr) et Jacques et Isabelle Antonin (Être souverain : www.etre-souverain.com).
• Les sessions de jeûne sont reconduites avec, en plus des sessions de printemps ( 20-26 mai) et d’automne (29 octobre-3 novembre), une 3e proposée avant la rentrée scolaire de septembre (19-25 août).
Sophie nous concocte également une nouvelle formule intitulée « Corps et âme » entre retraite et approfondissement de soi. Trois sessions sont également proposées : printemps (17-21 avril), été (31 juillet-4 août) et automne (25-29 septembre).
Les demandes de renseignements et l’inscription pour ces stages se font auprès de Sophie Gugliandolo : rencontrer.savoix@orange.fr ou par téléphone au 04 78 45 84 26
ou 06 72 80 05 18.
• Les stages « Langage du corps et chemin de vie » (niveau 1) et « Pain » sont reconduits en septembre.
Le niveau 1 pour plus de confort est programmé sur 3 jours, du vendredi 8 au dimanche 10 septembre).
Nouveauté cette année, vu l’intérêt suscité, la programmation du niveau 2 « Les enseignements esséniens », réservés aux personnes ayant suivi le niveau 1, prévue les 16 et 17 septembre.
Les demandes de renseignements et l’inscription pour ces stages se font auprès d’Isabelle Antonin : lafioussarie@gmail.com
Et la réservation pour l’hébergement et le ou les repas du soir se font auprès d’ana’chronique, Élisabeth ou Gérard : accueil@anachronique.fr

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Les Faucheurs volontaires dénoncent le transhumanisme

Cette lettre émane des faucheurs volontaires, en réponse à la conférence initialement prévue, avec D. Cœurnelle, vice-président de l’association française transhumaniste Technoprog, dans le cadre du salon Primevère 2016, et finalement annulée suite à diverses protestations. Elle illustre que plus que jamais la vigilance est de mise.


Qu’est-ce que le transhumanisme et qui sont les transhumanistes ?
L’objectif du transhumanisme consiste à se débarrasser de l’espèce humaine pour lui substituer l’espèce supérieure, « augmentée » : des hommes machines. Surhomme qui résulterait de la convergence des nanotechnologies, des biotechnologies, de l’informatique et des neurotechnologies (cerveau), ensemble appelé NBIC.
Il s’agit de prendre en main l’évolution humaine avec les outils de la technologie : l’humain ne doit pas rester cet être imparfait, fragile, faillible, et … mortel. Pour vaincre la maladie et la mort, il doit s’améliorer en s’hybridant avec des prothèses, des puces le plus souvent connectées à des ordinateurs. Hommes bioniques, cyborgs, corps reprogrammés par les technologies : l’avenir vu par les transhumanistes. Les transhumanistes n’aiment pas l’humain, c’est-à-dire la part de nature et d’humanité qu’il y a en nous, même si certains osent se dire écologistes.
Le moteur des transhumanistes : la toute puissance ; leur rêve : télécharger l’esprit de l’homme sur un ordinateur c’est-à-dire une machine (alors qu’on estime à ce jour connaître environ 5 % du fonctionnement du cerveau) faisant abstraction du corps, de la conscience, la réflexion, la vie intérieure et de ce qui fait la joie de vivre.
Pour le moment cela semble loin de notre réalité. Les projections dans le futur des transhumanistes sont pour l’heure des rêves ou des fantasmes. Mais… les nouvelles biotechnologies avancent dans l’ombre et à un moindre coût… des essais de neurotechnologies sont faits par exemple à Clinatec (Grenoble). Ces études sont encouragées financièrement par l’État. Ça avance. Certains diront que ça n’a rien à voir avec le transhumanisme mais pas nous.
Qui sont les transhumanistes ? Ce sont des neurochirurgiens, des militaires, des informaticiens spécialistes de l’« intelligence » artificielle, des ingénieurs du CEA (Grenoble), des banquiers, des sociologues.… Et Google, Facebook, Amazon comptent parmi leurs dirigeants des transhumanistes assumés et… financeurs.
Si le transhumanisme progresse sans encombres c’est qu’il est l’idéologie de l’accélération technologique, du progrès « qu’on n’arrête pas ». À l’ère du capitalisme technologique et des pôles de compétitivité, ne nous attendons pas à ce que nos décideurs hantés par la croissance du PIB s’opposent à l’avènement de l’homme augmenté.

Pourquoi Primevère s’est fait piégé par Technoprog ?
Ces gens sont dangereux parce qu’ils avancent masqués. Ils ont une stratégie. Le discours de l’invité de Technoprog à Primevère sera soft. Le cheval de Troie des transhumanistes est la médecine et ils s’habillent d’éthique. Ayant eu déjà de nombreux contradicteurs, ils ont rôdé leur discours. Depuis 10 ans ils occupent les médias et les colloques ; ainsi le transhumanisme n’est plus un projet furieux mais une option à discuter !
Concernant la médecine : Voie royale pour faire accepter à pattes de velours les idées transhumanistes. Avec des méthodes plus que discutables, en faisant par exemple témoigner des malades pour lever les oppositions à leurs technologies. Les transhumanistes n’hésitent pas non plus à faire appel à la démagogie et à l’individualisme de chacun en posant des questions du genre : qui refuse une greffe d’organe, une prothèse de hanche ? Qui refuse de se faire soigner contre la maladie de Parkinson, d’Alzheimer, contre le cancer ?  Ils ne demandent surtout pas : qui veut être un cyborg ? Ils ne remettent pas non plus en question l’origine (exemple: les pesticides) de ces maladies.
Concernant la prolongation de la vie : le transhumanisme permettrait de vivre bien, longtemps, beau et en bonne santé. Quelles normes ou critères définiraient ces états  ? Qui en décideraient ? Vivre cent ans, pour quoi? Des générations de 100 ans sur une terre dévastée, c’est écolo vraiment ? En filigrane, se profile le fantasme de l’immortalité… Pour qui ?
Concernant l’éthique et la dignité humaine : c’est la cerise sur le gâteau, le discours stratégique des transhumanistes : tous les citoyens auraient accès à cette « amélioration » de l’homme (art de contrer les arguments eugénistes de leurs contradicteurs), ce sera aux pouvoirs publics de faire que ces techniques soient ouvertes à tous, il faudra des contrepouvoirs. Et là, on croit rêver. Nous vivons déjà une humanité à deux vitesses où c’est de sa faute si l’on est pauvre et tant pis pour la dignité humaine, dans un monde où il n’est question que de rentabilité et de performances individuelles. Un monde où les pouvoirs publics deviennent une peau de chagrin, un monde qui n’est pas près de changer avec le techno-autoritarisme qui s’installe. Un monde qui s’accorde si bien avec l’idée transhumaniste.
Le transhumanisme, c’est l’inhumanité. Les Faucheurs volontaires feront tout pour l’empêcher.

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S’initier à la lacto-fermentation avec le kimchi à la mode occidentale

Le kimchi est à la Corée ce que la choucroute est à l’Alsace, un plat populaire et emblématique. Et pour tout ceux qui souhaitent s’initier à la réalisation de probiotiques maison, la version occidentalisée de cette préparation, que l’on peut déguster au bout de 5 jours seulement, est idéale parce facile, gourmande et hautement revitalisante grâce au pouvoir thérapeutique des ingrédients mis en œuvre, potentialisés par la lactofermentation.

Pour un rappel sur les bienfaits des lacto-fermentations, voir cet article précédent.

Le vrai kimchi

Le mot « Kimchi » vient de  Chimchae ou Dimchae qui signifie légume saumuré.
Le Kimchi moderne se distingue de celui des origines par l’adjonction de piment en poudre.
Le principe : du chou chinois, d’autres légumes, du piment et des épices.
Lorsque la préparation sera prête, patienter 4 et 5 jours pour consommer
 !

Pour 2 kg de chou chinois, 2 poireaux, 1/2 navet long, 3 gousses d’ail hachées, 6 oignons hachés, 2 cuillères à café de gingembre frais râpé fin, 1 ou 2 cuillères à café de sauce de poisson, 1 cuillère à soupe de piment rouge haché (ou 3 poivrons rouges), 1 cuillère à soupe de sésame grillé, 1 cuillère à soupe de sucre, 100 à 160 g de gros sel
> Saladier 1
Couper le chou en 6 portions dans le sens de la longueur et le mettre dans un saladier. Saupoudrer de gros sel et mélanger. Laisser dégorger pendant une nuit. Le lendemain, rincer le chou à l’eau et l’égoutter.
> Saladier 2
Couper le navet et les poireaux en fines lamelles d’environ 5 cm.
Mélanger les ingrédients pour faire la pâte d’épices : gingembre, piment rouge, ail, oignons, sucre et sauce de poisson.
Étaler cette pâte entre les feuilles de chou.
Déposer les morceaux de chou dans un grand récipient.
Saupoudrer avec un peu de sésame grillé. Placer un couvercle ou une assiette sur le récipient, ou fermer hermétiquement.
Il faut maintenant attendre 4 à 5 jours pour que le kimchi soit prêt et peut-être conservé plusieurs semaines dans un endroit très frais.

Le kimchi à l’occidentale, une salade de chou haute en goûts !

Le principe est très simple, il consiste à préparer une salade de chou (blanc, vert, rouge ou chinois), enrichie d’oignons, de radis (ou navets), d’ail, de petits morceaux de carotte et de gingembre frais, voire de curcuma frais, le tout assez finement coupé, exactement comme pour une salade. En option, pour enrichir le goût et stimuler la fermentation, de petits cubes de pomme ou des raisins secs. Ensuite, il faut saler, comme on salerait un plat, c’est-à-dire ni trop, ni trop peu, puis bien « masser » le mélange à pleines mains pour faire sortir un maximum de jus de végétation. Il suffit ensuite de transvaser cette préparation dans un bocal, en tassant soigneusement chaque ajout.

Quelques précautions : la fermentation provoque une sorte de bouillonnement, il ne faut donc pas remplir le pot à ras bords, ni même le fermer pour laisser les gaz émis s’échapper ; les légumes doivent rester immergés dans le jus, ne pas hésiter à ajouter de l’eau (non chlorée !) si besoin. Pour garder les légumes immergés, conserver une feuille de chou qui servira de bouchon sur votre préparation. Vous pourrez alors la changer si des moisissures venaient à se développer en surface.

Placer votre bocal dans un coin de la cuisine et patienter 5 jours. Surveiller le niveau d’eau et si besoin, en ajouter. Au bout de 5 jours, goûter. Si le goût vous satisfait, il suffit de fermer le pot et de le conserver au réfrigérateur S’il vous semble insuffisamment fermenté (ce peut être le cas si la cuisine est trop froide par exemple), patienter un jour de plus et tester.

Cette lacto-fermentation est à introduire en entrée avec des crudités ou en condiment avec un plat. Son potentiel de nettoyage est tel qu’il faut l’introduire progressivement dans son alimentation, cuillère à soupe après cuillère à soupe, par repas ou par jour.

 

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Au printemps, le ménage s’impose !

Le printemps marque le renouveau, mais il est impossible d’accueillir le nouveau sans s’être préalablement débarrassé de ce qui nous encombre. Et ce qui est vrai pour nos maisons et nos voitures, l’est aussi pour nos organismes quelque peu alourdis après les excès de l’hiver, entre les agapes de fin d’année, les galettes, les crêpes et les beignets… Une petite pause s’impose afin de regagner en vitalité, éclaircir le teint et les idées, stabiliser la sphère émotionnelle et vivre pleinement le réveil et la dynamique d’expansion propre à cette saison. Si certains s’astreignent à respecter le Carême, d’autres optent pour un jeûne ; pour la majorité, il suffit d’alléger son alimentation en privilégiant des aliments qui stimuleront l’élimination, aliments dont nous avons déjà parlés pour la plupart d’entre eux. Voici donc une synthèse de circonstance !

Accompagner le changement de saison

S’il est couramment conseillé d’accompagner chaque changement de saison par une petite pause alimentaire, l’entrée dans le printemps reste une étape cruciale à l’énergie très spécifique générée par la montée en puissance de la lumière. Pour notre organisme, cette énergie n’est pas anodine et agit notamment sur tous les fluides. Sachant que notre corps est avant tout constitué d’eau, l’impact est évident. Encore faut-il savoir accompagner cette fluidification, sous peine de céder aux maux courants liés à l’encombrement de l’organisme et surtout des voies d’élimination.
En médecine traditionnelle chinoise, le printemps est associé au foie, un organe hautement sollicité aujourd’hui tant notre environnement s’est complexifié et chargé en polluants. Outre ses fonctions de synthèse et de stockage, le foie est l’organe clé de l’épuration, notamment celle du sang. Autant dire qu’il mérite d’être hautement choyé en cette période, ce qui suppose d’éliminer de son alimentation tous les aliments dénaturés, porteurs de charges toxiques, à commencer par les préparations issues de l’agro-alimentaire largement enrichies en additifs divers et variés, sans oublier le pain vendu ordinairement dont les farines sont également dopées aux additifs (pour mémoire une centaine d’additifs sont autorisés pour le pain courant et une vingtaine pour la seule baguette, fleuron de la boulange française et dont la fabrication fait l’objet d’un décret !) et qui sont réalisés sur base de levures et non de levain, ce qui les rend nettement moins digestes. Ceci étant, les féculents sont de toute façon aussi à limiter dans l’absolu et à exclure sous leur forme raffinée. Surconsommés aujourd’hui au regard de notre activité physique et ne bénéficiant plus de conditions de transformation optimale (mouture respectueuse et fraîche, trempage, germination, fermentation), ils dérégulent la glycémie, spolient nos réserves minérales et confortent le déséquilibre intestinal, clé de voûte de notre immunité. Printemps ou pas, mieux vaut donc apprendre à en limiter la place sur nos tables.
Il faut aussi éliminer tous les aliments issus de l’agriculture intensive, gros pourvoyeurs de résidus de culture et d’élevage car il faut bien comprendre que si la dose fait le poison, leur ingestion régulière conduit logiquement à l’empoisonnement de l’organisme et non seulement à son encrassage ponctuel. Ceci est d’autant plus vrai pour les produits issus des animaux dont les graisses concentrent les résidus. Les graisses cuites d’ailleurs seront consommées en moindre quantité et pour mémoire, poêler vivement équivaut à une friture, génératrice de substances toxiques par liaison des protéines avec les glucides. Les cuissons seront donc douces en privilégiant la vapeur et l’étouffée. Seront aussi limités : les excitants et l’alcool sous toutes ses formes.
Ensuite seulement, nous pouvons imaginer nous attaquer aux dépôts.

Une occasion pour privilégier les circuits courts
Sans vous inviter à exiger des aliments pourvus du label AB, à propos duquel il reste à redire, l’industrie ayant tenu à obtenir sa part de gâteau sur ce segment jugé porteur, il s’agit tout simplement de reconsidérer l’offre locale. Or sur le territoire du PNR Livradois-Forez, nous sommes très gâtés avec de nombreux producteurs qui vendent en direct à la ferme, sur les marchés, via les amaps… À noter que la ville d’Ambert s’est enrichie d’un magasin de producteurs, le Local, qui permet à ceux qui ne peuvent se libérer le jeudi matin pour le marché hebdomadaire, de faire le plein de produits frais, souvent bien moins chers qu’en grande surface.
Si l’offre strictement locale paraît trop restreinte en cette saison, n’oubliez pas les petites boutiques bio qui ponctuent le territoire et s’efforcent de vous proposer du frais. Votre santé mérite bien ça, non ? Vous y trouverez d’ailleurs un beau choix d’huiles de qualité, goûteuses à souhait.

Alors, on mange quoi ?

Eh bien essentiellement des légumes, des légumes et encore des légumes… crus et cuits et quelques fruits, le tout agrémenté d’oléagineux ou d’huiles de 1re pression à froid.
Si vos intestins ne sont pas en déroute totale, à vous les salades, crudités et autres tartinades crues ! Pour un ménage optimal, les sauvages n’ont pas leur pareil et se consomment également cuites en soupe ou en légumes : pissenlit, lampsane, plantain, ortie, ail des ours, bourrache, consoude, mauve, mouron blanc… À noter que pissenlit et lampsane présentent des qualités similaires et agissent tout particulièrement sur le foie et les reins.
Les crucifères, grandes alliées de la fonction hépatique, sont à inviter régulièrement : derniers radis d’hiver, premiers radis de printemps, navets, choux de toute sorte, à consommer crus ou cuits.
L’ail et l’oignon, dont nous avons déjà parlés, seront également mis à l’honneur pour leur capacité à assainir la flore intestinale et donc optimiser le fonctionnement digestif. Le poireau, proche cousin de ceux-ci, véritable balai intestinal, s’est déjà taillé sa réputation en proposant un bouillon salvateur aux barbouillés et autres encombrés. Côté racines, optez pour les carottes et les betteraves. Grande régulatrice du transit sur un mode extrêmement doux, la carotte soutient également le foie en stimulant et fluidifiant la bile, et la fonction rénale en augmentant la diurèse et facilitant notamment l’élimination de l’acide urique. La betterave, grande dame de la détox, exerce une action marquée sur le foie. Riche en bétaïne, elle aide le foie à dégrader les graisses, diminue le taux d’homocystéine (acide aminé, facteur de risque cardiovasculaire) et agit positivement sur la sphère nerveuse (permet de voir la vie en rose !). Anti-oxydante, reminéralisante, elle est incontournable. Elle sera privilégiée sous sa forme crue, râpée ou en jus. Sous cette dernière forme, il faut impérativement la marier à d’autres légumes car son action thérapeutique peut générer des effets indésirables liés à la détox (nausées, maux de tête…).
Enfin, n’oublions pas l’artichaut, lui aussi grand allié de la fonction hépatique, le céleri, branche ou rave, mais aussi, au rayon des exotiques, l’avocat pourvu en graisses de qualité, qui piège les toxines solubles dans la graisse et les évacue. Il se révèle aussi riche en glutathion, utile à l’épuration hépatique.
Côté fruit, le citron est à privilégier : Il dissout les mucosités et alcalinise l’organisme en se transformant en citrates alcalins. Régulateur hépatique, il stimule également les fonctions gastriques et pancréatiques. Il agit positivement sur toutes les étapes de la digestion. Le mieux est de se faire une petite cure avec un citron pris à jeun dans un peu d’eau tiède et de penser à l’intégrer dans toutes les préparations crues.
Enfin, pour revenir à une production locale, la pomme, riche en pectine et en fibres douces, agit positivement sur le transit intestinal, piège les toxiques et toxines et favorise leur élimination. Fortement reminéralisante, elle contribue à alcaliniser l’organisme.
Les plus audacieux pourront intégrer des graines germées et des algues marines.
Enfin, pour soutenir la flore intestinale, la consommation de produits lacto-fermentés est hautement recommandée (et en toutes saisons !), le plus simple étant d’opter pour les modes de préparation courts comme le chou fermenté façon salade, inspiré du kimchi coréen (voir recette). Cette préparation s’avère hautement digeste puisque les fibres sont attendries par le travail des bactéries et que les nutriments complexes sont réduits à leur forme simple. À tester sans plus attendre !

La sève de bouleau fraîche
Elle est un classique de printemps. S’il est possible de l’acheter fraîche, rien ne vous empêche de la récolter vous-même au moment de la pleine montée de sève. Pour cela, il faut repérer un beau bouleau, l’approcher avec respect et le remercier de son soutien, puis percer un trou dans l’écorce de quelques centimètres de profondeur et à près d’un mètre du sol. Enfoncer dans ce trou une paille ou tout autre tuyau improvisé, que vous reliez à une bouteille soigneusement attachée à l’arbre. Il reste juste à attendre que le liquide s’écoule dans la bouteille. Ce jus se conserve au frais et peut parfois commencer à fermenter, ce qui n’empêche aucunement de le consommer. À boire le matin à jeûn, à raison d’un petit verre, idéalement pendant 3 semaines.

Pour varier les plaisirs, n’oubliez pas les herbes, les épices mais aussi les huiles !
Herbes et épices comptent parmi les meilleurs anti-oxydants et nombre d’entre-eux optimisent la fonction hépatique. Inutile donc de s’en priver, d’autant plus qu’elles assurent un enrichissement gustatif sans pareil. Du côté des herbes, la mélisse, véritable adaptogène, a aussi la capacité à piéger les toxiques ; la menthe, tonique, carminative, stimule la digestion, détoxifie et est utile en cas de goutte et rhumatismes, et le persil est le soutien idéal des reins.
La moutarde est aussi une crucifère qui grâce à son contenu en composés soufrés va soutenir l’activité du foie. Le simple poivre stimule les sécrétions gastriques et optimise l’efficacité du glutathion. Le clou de girofle piège les toxiques, aide à digérer. Il est carminatif, anti-inflammatoire, tonique et antiseptique. La noix de muscade, analgésique, antalgique, neurotonique, tonique, antiparasitaire, antiseptique…, est aussi hépato-protectrice et augmente l’activité du glutathion. Attention, ne pas en abuser pour autant car elle s’avère toxique à hautes doses. Le genévrier améliore la digestion. C’est un antiseptique des voies urinaires, utile en cas de douleurs articulaires, de goutte… Les baies roses sont anti-inflammatoires et optimisent l’action du glutathion. Le gingembre, tonique, augmente la concentration sanguine de glutathion. Il se marie très bien au curcuma, anti-inflammatoire qui protège l’intestin et contribue à l’entretien de la flore. La cannelle, digestive, tonique et antiseptique, augmente la teneur en glutathion dans le foie, apporte une note douce et permet de diminuer les doses de sucre, en régulant par ailleurs la glycémie.
Quant aux huiles, le critère qualitatif est essentiel car les huiles raffinées n’ont aucun goût, sont appauvries et oxydées, autrement dit, rendues toxiques pour l’organisme. Voici donc l’occasion de découvrir le potentiel gourmand des huiles de 1re pression à froid, à commencer par celles qui sont riches en oméga-3 : les huiles de chanvre, cameline et noix, toutes trois étant d’ailleurs disponibles en productions locales. Enfin, l’huile d’olive, toujours de 1re pression à froid, reste incontournable et complémentaire de celles précédemment citées.

À vos créations et à votre santé !

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